ChristopheIzard, pĂšre de “L’üle aux enfants”, Ă©mission phare pour la jeunesse des annĂ©es 1970, est dĂ©cĂ©dĂ© dimanche, a indiquĂ© Ă  l’AFP Pierre-Alek Beddiar, responsable d’Osibo Cedimanche 31 juillet 2022, le producteur du programme enfantin L'Île aux enfants, Christophe Izard, est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l'Ăąge de 85 ans. Si plusieurs personnages vous ont bercĂ© au cĂŽtĂ© de AprĂšsdes Ă©tudes de Droit, Christophe Izard avait rejoint l'ORTF en 1968, avant de crĂ©er, dĂ©velopper et produire «L'Ăźle aux enfants» en 1974. ParticuliĂšrement impliquĂ©, il en signera Ă©galement les textes des chansons, dont le cĂ©lĂšbre Voici venu le temps, des rires et des chants , gĂ©nĂ©rique de l'Ă©mission . Casimir DÉCÈS - Le crĂ©ateur d’émissions pour la jeunesse et producteur de tĂ©lĂ©vision Christophe Izard est dĂ©cĂ©dĂ©, ce dimanche 31 ChristopheIzard, crĂ©ateur de «l’Ile aux enfants», est mort. Horoscope. PublicitĂ©. Moscou : tentative d'assassinat Ă©chouĂ©e contre le principal conseiller de Eneffet, de sa romance avec Élisabeth Haas, il accueille un premier fils : Romain (nĂ© le 6 janvier 1974).Michel Sardou divorcera officiellement ZK9M. BELGIQUE Histoire Charles Quint dota les provinces de conseils Conseil d'État, Conseil privĂ© et Conseil des finances, dans lesquels siĂ©geaient, outre des juristes, la noblesse nationale », qui se considĂ©rait comme reprĂ©sentant et dĂ©fendant le peuple auprĂšs du prince. Philippe le Bon avait instaurĂ© les Ă©tats gĂ©nĂ©raux 1464 pour ses pays de par-deçà » ; cette institution dĂ©battait de politique gĂ©nĂ©rale et accordait les aides nĂ©cessaires pour les guerres. [
] Lire la suiteRÉVOLUTION & EMPIRE, armĂ©eÉcrit par Jean-Paul BERTAUD ‱ 8 894 mots ‱ 1 mĂ©dia Tous les Français nĂ©s la mĂȘme annĂ©e formaient une classe, la premiĂšre Ă  partir Ă©tant formĂ©e des plus jeunes. Le service durait cinq ans. Comme on espĂ©rait ne pas avoir besoin de tous les conscrits, seuls les plus jeunes de la classe appelĂ©e partiraient. Le systĂšme fut trĂšs vite viciĂ© par le tirage au sort qui dĂ©signa ceux qui iraient sous les drapeaux et par le remplacement qui permettait, en achetant un homme, d'Ă©chapper Ă  la conscription. [
] Lire la suiteCAMBODGEÉcrit par Philippe DEVILLERS, Manuelle FRANCK, Christian LECHERVY, Solange THIERRY, Universalis ‱ 25 923 mots ‱ 25 mĂ©dias Enfin, on a trop souvent dit que la civilisation indienne n'avait fait que se superposer, d'une maniĂšre superficielle, Ă  l'ordre ancien, et seulement Ă  la Cour et dans la classe aristocratique. En rĂ©alitĂ©, le brassage a Ă©tĂ© infiniment plus profond et, partant, plus durable. Et c'est prĂ©cisĂ©ment la richesse de la sociĂ©tĂ© cambodgienne que d'ĂȘtre le lieu oĂč s'interpĂ©nĂštrent diffĂ©rentes cultures. [
] Lire la suiteÉGYPTE L'Égypte rĂ©publicaineÉcrit par Sandrine GAMBLIN, Robert SANTUCCI, Universalis ‱ 38 768 mots ‱ 18 mĂ©diasD’une rĂ©volution l’autre 23 juillet 1952, une poignĂ©e d’officiers Ă©gyptiens renversait la monarchie, mettait fin Ă  la tutelle britannique et faisait de l’Égypte un État souverain et indĂ©pendant, dans le concert des nations nouvellement dĂ©colonisĂ©es. 25 janvier 2011, dans le sillage de la Tunisie, quelques milliers d’Égyptiens manifestaient contre le rĂ©gime, et prĂ©cipitaient la chute du prĂ©sident Hosni Moubarak, un militaire en place pendant trente ans, digne protecteur des intĂ©rĂȘts d’un systĂšme hĂ©ritĂ© des temps de la lutte pour l’indĂ©pendance. [
] Lire la suiteCHINE DroitÉcrit par Jean-Pierre CABESTAN ‱ 10 329 mots ‱ 1 mĂ©dia La conception marxiste-lĂ©niniste du droit et son Ă©volution Jusqu'en 1979, le caractĂšre de classe du droit Ă©tait considĂ©rĂ© comme sa seule propriĂ©tĂ©. Incarnation de la volontĂ© de la classe ouvriĂšre », le droit Ă©tait uniquement conçu comme un instrument transitoire de la dictature du prolĂ©tariat. Depuis lors, cette approche a Ă©tĂ© peu Ă  peu remise en cause. [
] Lire la suitePAYS-BASÉcrit par Christophe DE VOOGD, FrĂ©dĂ©ric MAURO, Guido PEETERS, Christian VANDERMOTTEN, Universalis ‱ 35 700 mots ‱ 24 mĂ©diasDeux fils conducteurs particuliers marquent l'histoire des Pays-Bas. D'une part, outre les changements des frontiĂšres politiques Ă  l'est et au sud, qui constituent toujours une bonne partie de l'histoire d'un peuple, les Pays-Bas connaissent un problĂšme spĂ©cifique les invasions et les reconquĂȘtes sur la mer qui, depuis deux mille ans, n'ont cessĂ© de remodeler profondĂ©ment les contours Ă  l'intĂ©rieur du pays et la frontiĂšre naturelle mer du Nord Ă  l'ouest et au nord. [
] Lire la suiteWITTGENSTEIN LUDWIGÉcrit par Jean-Pierre COMETTI, Gilles Gaston GRANGER ‱ 4 196 mots ‱ 3 mĂ©dias Il visite alors Frege Ă  IĂ©na et, sur son conseil, s'inscrit au cours de Bertrand Russell Ă  Cambridge 1912-1913. RĂ©formĂ© en 1914, il s'engage cependant dans l'armĂ©e autrichienne et, fait prisonnier par les Italiens en novembre 1918, ne rentre en Autriche qu'en aoĂ»t 1919. Il a rĂ©digĂ© alors le Tractatus logico-philosophicus, qu'il a communiquĂ© Ă  Russell et Ă  Frege. [
] Lire la suiteCHINOISE CIVILISATION Bureaucratie, gouvernement, Ă©conomieÉcrit par Pierre-Étienne WILL ‱ 10 991 mots Tous les pouvoirs sont en principe concentrĂ©s entre les mains de l'empereur, assistĂ© d'une poignĂ©e de hauts fonctionnaires regroupĂ©s dans un Grand SecrĂ©tariat » neige et, Ă  partir des annĂ©es 1720, dans un Grand Conseil » junjichu dont les bureaux sont Ă  proximitĂ© immĂ©diate du souverain ; souvent considĂ©rĂ© comme un nouvel instrument de l'absolutisme, le Grand Conseil est en fait, pour certains auteurs du temps, une institution favorable Ă  la bureaucratie dans la mesure oĂč cette derniĂšre, par l'intermĂ©diaire de ses plus Ă©minents reprĂ©sentants, assume dĂ©sormais des fonctions remplies sous les Ming par les eunuques du palais. [
] Lire la suiteBULGARIEÉcrit par Roger BERNARD, AndrĂ© BLANC, Christophe CHICLET, Nadia CHRISTOPHOROV, Jack FEUILLET, Vladimir KOSTOV, Edith LHOMEL, Robert PHILIPPOT ‱ 26 998 mots ‱ 12 mĂ©dias La Constitution instaure un Conseil d'État dĂ©fini comme un organe supĂ©rieur du pouvoir de l'État, qui lie la prise des dĂ©cisions Ă  leur exĂ©cution [et] assure l'union des activitĂ©s lĂ©gislative et exĂ©cutive ». Le premier secrĂ©taire du obtient le poste de prĂ©sident du Conseil d'État T. Jivkov, le 7 juillet 1971. Telle est l'expression constitutionnelle de la prĂ©pondĂ©rance du pouvoir du parti Ă  tous les Ă©chelons de l'État, ainsi que de sa personnalisation. [
] Lire la suiteSPORT L'annĂ©e 2002Écrit par Pierre LAGRUE ‱ 3 495 mots Le 5 juillet 2002, le conseil fĂ©dĂ©ral de la FĂ©dĂ©ration française de football a dĂ©chargĂ© Roger Lemerre de sa mission de sĂ©lectionneur ». Jacques Santini lui a succĂ©dĂ© le 19 juillet. D'autres favoris n'ont guĂšre mieux rĂ©ussi l'Argentine, que les pronostiqueurs plaçaient sur le mĂȘme piĂ©destal que l'Ă©quipe de France, connut un sort identique l'Ă©limination au premier tour, tout comme le Portugal, un outsider souvent citĂ© ; l'Italie disparaissait dĂšs les huitiĂšmes de finale battue par la CorĂ©e du Sud, 2-1 ; l'Angleterre dĂ©faite face au BrĂ©sil, 2-1 et l'Espagne Ă©liminĂ©e par la CorĂ©e du Sud, 0-0, 5 tirs au but Ă  3 s'arrĂȘtaient en quarts de finale. [
] Lire la suiteVIETNAMÉcrit par Philippe DEVILLERS, Pierre-Bernard LAFONT, NGUYÊN TRÂN HUÂN, MichĂšle PIRAZZOLI-t'SERSTEVENS, Matthieu SALOMON, StĂ©phanie SOUHAITÉ, Christian TAILLARD, Universalis ‱ 46 789 mots ‱ 39 mĂ©diasÀ la jonction de l'Asie orientale et du Sud-Est asiatique, baignĂ© sur 2 000 kilomĂštres par la mer de Chine mĂ©ridionale, le Vietnam occupe une situation stratĂ©gique incomparable entre la Chine et le monde malais, sur une des voies maritimes et aĂ©riennes les plus frĂ©quentĂ©es de l'univers. Pour l'Occident, son nom est relativement rĂ©cent. S'il figure, une seule fois – et entre parenthĂšses –, dans le Grand Dictionnaire universel du XIXe siĂšcle Larousse en 1873, on ne le trouve guĂšre dans les encyclopĂ©dies occidentales avant 1948. [
] Lire la suiteSOUDAN DU SUDÉcrit par Alain GASCON, Roland MARCHAL, Universalis ‱ 8 098 mots ‱ 4 mĂ©dias Lorsque les Ă©vĂ©nements s'accĂ©lĂšrent aprĂšs le coup d'État de Gamal-Abdel Nasser en Égypte en 1952, leurs Ă©lus au Conseil lĂ©gislatif Ă©chouent Ă  imposer la mention du fĂ©dĂ©ralisme dans la Constitution. De plus, installĂ©es Ă  Khartoum pour y reprĂ©senter le Sud-Soudan, ces Ă©lites ne peuvent dĂ©velopper une classe politique locale dans leur rĂ©gion. Elles assistent donc, impuissantes, Ă  leur marginalisation progressive dans l'appareil administratif du futur État indĂ©pendant, qui promeut des Nord-Soudanais Ă  tous les postes importants au Sud-Soudan. [
] Lire la suiteGHANAÉcrit par Monique BERTRAND, Anne HUGON ‱ 7 216 mots ‱ 6 mĂ©dias Le futur Ghana est placĂ© sous l'autoritĂ© d'un gouverneur, responsable devant le secrĂ©tariat d'État aux Colonies Ă  Londres, assistĂ© de deux corps importants le Conseil exĂ©cutif et le Conseil lĂ©gislatif. Ces deux assemblĂ©es sont composĂ©es de Blancs, malgrĂ© l'introduction progressive d'une petite minoritĂ© d'Africains – gĂ©nĂ©ralement nommĂ©s par le pouvoir et non pas Ă©lus. [
] Lire la suiteEMPIRE SECOND 1852-1870Écrit par Stella ROLLET ‱ 12 843 mots ‱ 9 mĂ©dias La grande bourgeoisie d’affaires renforce son pouvoir et s’impose mĂȘme comme classe dirigeante l’industriel EugĂšne Schneider prĂ©side par exemple le Corps lĂ©gislatif de 1867 Ă  1870. Quant Ă  la classe moyenne, elle occupe une place de plus en plus grande et se dĂ©tache des milieux populaires grĂące aux progrĂšs de l’éducation, Ă  ses goĂ»ts ou Ă  son mode de vie, plus proches de ceux de la bourgeoisie. [
] Lire la suiteNORVÈGEÉcrit par Marc AUCHET, RĂ©gis BOYER, Georges CHABOT, Lucien MUSSET, Claude NORDMANN ‱ 24 725 mots ‱ 22 mĂ©dias Une indĂ©pendance menacĂ©e 1905-1970 L'union des partis contre la tutelle suĂ©doise ne survĂ©cut pas Ă  l'indĂ©pendance et Ă  la retraite de Christian Michelsen de la prĂ©sidence du Conseil en octobre 1907. NĂ©anmoins la gauche Venstre maintint, en gĂ©nĂ©ral, sa suprĂ©matie pendant les douze annĂ©es suivantes. Le suffrage quasi universel fut appliquĂ© en 1900, Ă©largi aux femmes en 1913. [
] Lire la suiteBÉNINÉcrit par Richard BANÉGAS ‱ 8 279 mots ‱ 2 mĂ©dias Maga, Apithy et AhomadegbĂ©, tout Ă  leur rivalitĂ© triangulaire, ne surent coopter Ă  temps ces nouvelles Ă©lites montantes, issues de la classe moyenne. Celles-ci, estimant leurs possibilitĂ©s d'ascension sociale bloquĂ©es par un systĂšme de rotation qui finit par s'institutionnaliser en un triumvirat en 1970, ralliĂšrent les jeunes cadres de l'armĂ©e pour mettre Ă  bas le rĂ©gime des akowĂ©. [
] Lire la suiteBURKINA FASOÉcrit par Michel IZARD, RenĂ© OTAYEK, Jean-Fabien STECK, Universalis ‱ 7 432 mots ‱ 5 mĂ©dias En 1957, Ouezzin Coulibaly devient vice-prĂ©sident le gouverneur français du territoire Ă©tant prĂ©sident, puis prĂ©sident du Conseil de gouvernement. Évolution politique depuis l'indĂ©pendance Difficiles lendemains d'indĂ©pendance La Haute-Volta accĂšde Ă  l'indĂ©pendance le 5 aoĂ»t 1960, Ă  l'issue d'un processus graduel commun Ă  toutes les colonies françaises d'Afrique, hormis la GuinĂ©e. [
] Lire la suiteGRÈCE De la GrĂšce byzantine Ă  la GrĂšce contemporaineÉcrit par Jean CATSIAPIS, Dimitri KITSIKIS, Nicolas SVORONOS ‱ 21 488 mots ‱ 12 mĂ©dias Le dĂ©veloppement d'une conscience nationale dans l'hellĂ©nisme qui se dĂ©gage progressivement de l'idĂ©e impĂ©riale byzantine d'abord, puis de l'ƓcumĂ©nisme chrĂ©tien du patriarcat de Constantinople, peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme la principale tendance d'une longue pĂ©riode pendant laquelle le vieux peuple hellĂšne se transforme en une nation de l'intĂ©rieur par les luttes intestines Ă  caractĂšre politique et social, l'Empire byzantin n'a pas pu rĂ©sister aux attaques conjuguĂ©es de l'Orient islamique, de l'Occident chrĂ©tien et des peuples qui lui Ă©taient soumis jusqu'alors et qui, l'un aprĂšs l'autre, se sĂ©parĂšrent de lui et créÚrent des États indĂ©pendants, noyaux des futurs États nationaux des Balkans. [
] Lire la suiteINDEXATIONÉcrit par Douglas J. FOSKETT, Jacques MANIEZ ‱ 10 302 mots ‱ 3 mĂ©dias Il donna un procĂ©dĂ© simple servant Ă  diviser gĂ©ographiquement et chronologiquement chaque sujet en empruntant des chiffres appropriĂ©s Ă  la classe 900, GĂ©ographie et Histoire. La division 9 de chaque classe Ă©tait gĂ©nĂ©ralement rĂ©servĂ©e Ă  cet usage, mais les Ă©ditions suivantes introduisirent d'autres procĂ©dĂ©s de synthĂšse La acquit bientĂŽt une rĂ©putation internationale et, dĂšs 1895, Paul Otlet et Henri La Fontaine avaient fondĂ© Ă  Bruxelles un office international de bibliographie qui avait pour mission de concevoir un index universel des articles de pĂ©riodiques. [
] Lire la suiteEMPIRE PREMIERÉcrit par Jean TULARD ‱ 8 015 mots ‱ 12 mĂ©dias Depuis le dĂ©but des hostilitĂ©s, les Anglais, forts de leur supĂ©rioritĂ© maritime, ne pratiquaient-ils pas la saisie des marchandises Ă  bord des vaisseaux neutres ? Par un ordre en conseil du 16 mai 1806, ne dĂ©claraient-ils pas les cĂŽtes françaises en Ă©tat de blocus ? NapolĂ©on riposta par le dĂ©cret de Berlin, le 21 novembre 1806, qui mettait Ă  son tour en Ă©tat de blocus les Ăźles Britanniques. [
] Lire la suiteVENEZUELAÉcrit par Virginie BABY-COLLIN, VĂ©ronique HÉBRARD, Universalis ‱ 16 610 mots ‱ 11 mĂ©dias Il entreprend, dĂšs 1909, une rĂ©forme des institutions qui dĂ©bouche, en aoĂ»t, sur une nouvelle Constitution qui rĂ©tablit le mandat prĂ©sidentiel Ă  quatre ans et crĂ©e un Conseil de gouvernement dans lequel sont reprĂ©sentĂ©es les tendances politiques soutenant le rĂ©gime. En avril 1910, GĂłmez est nommĂ© gĂ©nĂ©ral en chef des armĂ©es et Ă©lu prĂ©sident par le CongrĂšs. [
] Lire la suiteSIONISMEÉcrit par Alain DIECKHOFF ‱ 10 013 mots ‱ 5 mĂ©dias Quant aux juifs libĂ©raux et rĂ©formĂ©s, ils se sont convertis au sionisme, et des organisations, comme le Conseil amĂ©ricain pour le judaĂŻsme qui persĂ©vĂšre dans la voie non sioniste, sont clairement marginales. Le Bund, le volkisme de Doubnov et le sejmisme ont sombrĂ©, emportĂ©s par l'instauration du communisme en Russie et par l'Ă©pouvantable saignĂ©e de la Seconde Guerre mondiale. [
] Lire la suiteIDENTITÉÉcrit par Annie COLLOVALD, Fernando GIL, Nicole SINDZINGRE, Pierre TAP ‱ 13 231 mots ‱ 1 mĂ©diaGottlob Frege 1894 a observĂ© que l'identitĂ© est indĂ©finissable Puisque toute dĂ©finition est une identitĂ©, l'identitĂ© elle-mĂȘme ne saurait ĂȘtre dĂ©finie. » Le mĂȘme to auto, idem appartient Ă  la liste des transcendantaux » mĂ©diĂ©vaux, c'est-Ă -dire que, dans un autre langage, l'identitĂ© est une notion d'ontologie formelle, comme ens ou unum. Elle est transversale Ă  tous les modes du discours ; sa gĂ©nĂ©ralitĂ© et son abstraction sont encore plus Ă©levĂ©es que celles des oppositions catĂ©goriales. [
] Lire la suiteHAÏTIÉcrit par Jean Marie THÉODAT, Universalis ‱ 8 710 mots ‱ 11 mĂ©dias Jean-Claude Duvalier, surnommĂ© Baby Doc », Ă  la tĂȘte de l'unique parti autorisĂ©, le Conajec Conseil national d'action jeanclaudiste, rĂ©concilie les intĂ©rĂȘts des Ă©lites noires et mulĂątres, mais ne rĂ©ussit pas Ă  s'assurer le soutien des catĂ©gories les plus pauvres, ni celui des classes moyennes en plein essor. Le fils entend rĂ©aliser la rĂ©volution Ă©conomique aprĂšs la rĂ©volution politique qu'aurait accompli le pĂšre. [
] Lire la suitePARTIS POLITIQUES FonctionnementÉcrit par Michel OFFERLÉ ‱ 6 988 mots Par-delĂ  les rĂšgles formelles statutaires, voire lĂ©gales qui dĂ©finissent l'Ă©tagement, le dĂ©coupage et le nom des structures cellule, union de circonscription, section, fĂ©dĂ©ration, parti national, des organes qui les dirigent ou les contrĂŽlent bureau politique, secrĂ©tariat, comitĂ© directeur, comitĂ© exĂ©cutif, conseil national, congrĂšs, commission de discipline, conseil de gouvernance, des titres des dirigeants secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral, prĂ©sident et des missions qui leur sont confiĂ©es, la sociologie des partis prend en compte le droit interne pour ce qu'il est une ressource faire voter, dĂ©missionner, convoquer un congrĂšs. [
] Lire la suiteCHINE Histoire jusqu'en 1949Écrit par Jean CHESNEAUX, Jacques GERNET ‱ 44 594 mots ‱ 51 mĂ©dias Au conseil des grands dignitaires, les chefs de royaumes qui sont parfois des usurpateurs ont substituĂ© un conseil privĂ©, formĂ© de spĂ©cialistes de la guerre, de la diplomatie ou de la politique. Ils s'appuient sur cette classe de clients en quĂȘte de protecteurs que constitue la petite noblesse. L'Ă©bauche d'un corps de fonctionnaires payĂ©s et rĂ©vocables apparaĂźt dans certains royaumes. [
] Lire la suiteCHYPREÉcrit par Marc AYMES, Christophe CHICLET, Gilles GRIVAUD, Pierre-Yves PÉCHOUX ‱ 10 320 mots ‱ 9 mĂ©diasEn MĂ©diterranĂ©e orientale, l'Ăźle de Chypre a souvent reçu, dĂšs l'aube du NĂ©olithique, habitants, techniques et croyances en provenance des cĂŽtes toutes proches du Levant. Mais la langue grecque adoptĂ©e et conservĂ©e depuis plus de trois millĂ©naires l'a ancrĂ©e dans l'espace culturel hellĂ©nique oĂč elle demeure, malgrĂ© quatre siĂšcles de prĂ©sence latine puis vĂ©nitienne, aprĂšs l'Ă©chec des croisades en Terre sainte, suivis de trois siĂšcles d'incorporation Ă  l'Empire ottoman et de quatre-vingts ans de colonisation britannique. [
] Lire la suiteOUGANDAÉcrit par Bernard CALAS, Odette GUITARD, Henri MÉDARD ‱ 9 748 mots ‱ 9 mĂ©dias En 1920, les EuropĂ©ens, pourtant peu nombreux, obtinrent l'institution d'un Conseil lĂ©gislatif et d'un Conseil exĂ©cutif. Mais, comme sur les sept membres du Conseil lĂ©gislatif ne figurait qu'un Indien, cette mesure dressa l'une contre l'autre les deux communautĂ©s immigrĂ©es. Elle suscita de plus l'opposition du gouvernement du Kabaka, qui y voyait une atteinte Ă  la position privilĂ©giĂ©e du Bouganda. [
] Lire la suiteINDE Le territoire et les hommes L'Ă©conomie contemporaine Écrit par JoĂ«l RUET, Gilbert ÉTIENNE ‱ 12 029 mots ‱ 12 mĂ©dias En effet, l'industrie, grande comme petite, s'appuie sur la demande de la classe moyenne, mĂȘme s’il est impossible de dĂ©nombrer celle-ci exactement autour de 150 millions de personnes vers 1998, peut-ĂȘtre 250 en 2006. Mais ces chiffres sont ceux que publie la presse, les chercheurs parlant plutĂŽt de 70 millions en 2013. Il faut encore ajouter la classe aspirant Ă  la classe moyenne » 270 millions de personnes dĂšs 1998, qui intĂšgre au marchĂ© national les marchĂ©s ruraux constituĂ©s par l'ancien modĂšle Ă©conomique. [
] Lire la suiteÉPARGNEÉcrit par Didier DAVYDOFF ‱ 7 375 mots ‱ 3 mĂ©dias L'hypothĂšse selon laquelle seule la classe des entrepreneurs Ă©pargne est trĂšs Ă©loignĂ©e de la rĂ©alitĂ© des sociĂ©tĂ©s dĂ©veloppĂ©es contemporaines. La plupart des individus ont aujourd'hui un comportement d'Ă©pargne ou de dĂ©sĂ©pargne actif. DĂ©but 2018, seuls 7 p. 100 des mĂ©nages français ne dĂ©tiennent ni logement ni actifs financiers autres qu'un compte-chĂšques. [
] Lire la suiteAZERBAÏDJANÉcrit par RaphaĂ«lle MATHEY, Ronald Grigor SUNY, Universalis ‱ 6 553 mots ‱ 3 mĂ©dias Du fait d'un quota imposĂ© Ă  la reprĂ©sentation non chrĂ©tienne et d'un systĂšme de suffrage basĂ© sur la propriĂ©tĂ© fonciĂšre, la douma le conseil lĂ©gislatif de la ville de Bakou demeurait entre les mains de Russes et d'ArmĂ©niens fortunĂ©s. Les AzerbaĂŻdjanais restaient en marge du mouvement ouvrier et ignoraient ou nĂ©gligeaient les aspirations de leurs intellectuels tant socialistes que nationalistes. [
] Lire la suiteMILANÉcrit par Michel BALARD, Petros PETSIMERIS ‱ 4 511 mots ‱ 5 mĂ©dias Le Conseil gĂ©nĂ©ral de la Commune les nomme seigneurs gĂ©nĂ©raux et perpĂ©tuels » de la ville ; le souverain germanique les fait vicaires impĂ©riaux ». Dans ces fonctions, ils usent pour se maintenir de toutes les armes de la violence et de la ruse, au besoin contre certains de leurs proches. Ils vident de leur substance les vieilles institutions communales, contentent le peuple par des grands travaux et des conquĂȘtes qui stimulent la vie Ă©conomique. [
] Lire la suiteYANGZI, fleuveÉcrit par Jean DELVERT, Thierry SANJUAN, Pierre TROLLIET ‱ 4 128 mots ‱ 2 mĂ©diasLe Yangzi ou Yangzijiang, que les Chinois dĂ©nomment Changjiang – Long Fleuve » –, est l'un des plus grands fleuves du monde il a 5 980 kilomĂštres de long, pour un bassin de 1 830 000 kilomĂštres carrĂ©s ; son dĂ©bit annuel serait de mille milliards de mĂštres cubes, son dĂ©bit moyen de 29 000 Ă  30 000 mĂštres cubes par seconde en aval de Datong, ce qui le classe au troisiĂšme rang dans le monde, mais trĂšs loin toutefois derriĂšre le premier, l'Amazone 150 000 m3/s. [
] Lire la suiteSANSKRITES LANGUE & LITTÉRATUREÉcrit par Pierre-Sylvain FILLIOZAT ‱ 8 955 mots ‱ 1 mĂ©dia Les princes et notables comptaient toujours des pandits dans leur entourage pour leur conseil politique et juridique. La littĂ©rature juridique ayant toujours Ă©tĂ© principalement en sanskrit, les pandits ont jouĂ© un grand rĂŽle dans la justice. Dans la vie religieuse, leur rĂŽle a toujours Ă©tĂ© de premier plan. Ils sont les gardiens des textes canoniques. [
] Lire la suiteSOCIALISTES ART DANS LES PAYSÉcrit par Robert ABIRACHED, Louis MARCORELLES, Jean-Jacques NATTIEZ ‱ 12 602 mots ‱ 8 mĂ©dias En Yougoslavie, cependant, les théùtres Ă©taient autogĂ©rĂ©s, Ă  l'instar d'autres unitĂ©s Ă©conomiques de ce pays l'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des travailleurs de chaque théùtre dĂ©signe un conseil qui nomme le directeur, lequel, Ă  son tour, s'entoure d'un conseil artistique ; une fois assurĂ©e la participation de tous et mise en place cette hiĂ©rarchie, l'Ă©quipe est entiĂšrement autonome et dĂ©finit son rĂ©pertoire comme elle l'entend, quitte Ă  assumer le risque de ne pas ĂȘtre suivie par le public. [
] Lire la suiteROYAUME-UNI HistoireÉcrit par Bertrand LEMONNIER, Roland MARX, Universalis ‱ 43 798 mots ‱ 66 mĂ©diasL'espace gĂ©ographique britannique n'a pas coĂŻncidĂ©, pendant longtemps, avec une rĂ©alitĂ© politique. Seuls l'Angleterre et le pays de Galles rĂ©alisĂšrent leur unitĂ© au cours du Moyen Âge bien que l'intĂ©gration totale soit le fait de Henri VIII Tudor ; l'Écosse ne fut unie Ă  sa voisine du Sud, au xviie siĂšcle, que par ses souverains Stuarts, Ă  titre personnel, ou le temps, fort bref, de la rĂ©publique cromwellienne il faut attendre l'Acte d'union de 1707 pour voir naĂźtre un vĂ©ritable royaume de Grande-Bretagne, tandis que l’Écosse cherche depuis les annĂ©es 2000 Ă  regagner son indĂ©pendance. [
] Lire la suiteANTISÉMITISMEÉcrit par Esther BENBASSA ‱ 12 229 mots ‱ 9 mĂ©diasDans un pamphlet publiĂ© en 1879, La Victoire du judaĂŻsme sur la germanitĂ©, le journaliste et agitateur politique allemand Wilhelm Marr utilise les mots de sĂ©mitisme » et d' aryanisme », dĂ©rivĂ©s des classifications de la linguistique et de l'anthropologie physique de la seconde moitiĂ© du xixe siĂšcle. La mĂȘme annĂ©e, il fonde la Ligue antisĂ©mite, qui consacre l'entrĂ©e du terme antisĂ©mitisme Antisemitismus dans le vocabulaire politique. [
] Lire la suitePARISÉcrit par Jean-Pierre BABELON, Michel FLEURY, FrĂ©dĂ©ric GILLI, Daniel NOIN, Jean ROBERT, Simon TEXIER, Jean TULARD ‱ 32 119 mots ‱ 21 mĂ©dias La richesse de la classe dirigeante et l'Ă©lan Ă©conomique et industriel de la France production de fonte, construction de voies ferrĂ©es permettront une rĂ©alisation prodigieusement rapide de ces projets, souvent repris dans l'arsenal des idĂ©es du xviiie siĂšcle et de la monarchie de Juillet. La premiĂšre opĂ©ration consiste Ă  Ă©ventrer le centre ; sans Ă©pargner les monuments anciens, Haussmann trace inexorablement de grandes percĂ©es rectilignes bordĂ©es de hauts immeubles de pierre de taille oĂč logera la classe aisĂ©e. [
] Lire la suiteCLAUSEWITZ KARL VON 1780-1831Écrit par AndrĂ© GLUCKSMAN ‱ 4 635 mots L'avantage du terrain et de l'espace suppose la politisation de la population le roi de Prusse, sur le conseil des rĂ©formateurs », Ă©dicta le premier dĂ©cret officialisant la guerre des partisans. L'avantage du temps suppose la mobilisation politique progressive du peuple. Clausewitz concluait au xixe siĂšcle que, pour qu'une guerre de dĂ©fense l'emporte, il faut qu'elle soit populaire et prolongĂ©e, donc nationale peuple en armes ». [
] Lire la suiteAFRIQUE Histoire Les dĂ©colonisationsÉcrit par Marc MICHEL ‱ 12 424 mots ‱ 25 mĂ©diasAlors que s'achĂšve la dĂ©colonisation en Asie Ă  la fin des annĂ©es 1940, le mouvement se dĂ©place en Afrique, tout spĂ©cialement au Maghreb, en pleine Ă©bullition. Il existe pourtant dĂ©jĂ  un pays d'Afrique du Nord qui a obtenu son indĂ©pendance la Libye. C'est un prĂ©cĂ©dent et un exemple. À leur tour, les nationalistes du Maroc, de Tunisie et d'AlgĂ©rie s'efforceront d'utiliser le levier international, mais, si l'indĂ©pendance du Maroc et de la Tunisie lui doit effectivement beaucoup, c'est avant tout Ă  leur combat intĂ©rieur que les nationalistes algĂ©riens durent l'indĂ©pendance de leur pays. [
] Lire la suiteOURS BRUN EN EUROPEÉcrit par Farid BENHAMMOU, Jean-Pierre RAFFIN ‱ 4 584 mots ‱ 4 mĂ©dias Mais c'est surtout la directive Habitats » concernant la conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore sauvages directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 qui protĂšge l'ours en Europe. Au sein de cette directive, son classement est double d’une part, l'ours est une espĂšce prioritaire de l'annexe II espĂšces animales et vĂ©gĂ©tales d'intĂ©rĂȘt communautaire dont la conservation nĂ©cessite la dĂ©signation de zones spĂ©ciales intĂ©grĂ©es dans le rĂ©seau Natura 2000 ; d’autre part, il est classĂ© en annexe IV espĂšces animales et vĂ©gĂ©tales d'intĂ©rĂȘt communautaire qui nĂ©cessitent une protection stricte. [
] Lire la suiteCLASSICISMEÉcrit par Pierre DU COLOMBIER, Henri PEYRE ‱ 13 810 mots ‱ 6 mĂ©diasComme d'autres termes gĂ©nĂ©raux et vagues qui dĂ©signent une Ă©poque littĂ©raire et artistique, un idĂ©al esthĂ©tique et quelque groupement d'hommes poursuivant un objet analogue Renaissance, Ăąge des LumiĂšres, romantisme, symbolisme, le mot classicisme » dĂ©fie toute prĂ©cision. Il y a des classiques dans toutes les littĂ©ratures ; et, dans diverses langues de l'Europe, le substantif ou l'adjectif dĂ©signe en fait de prĂ©fĂ©rence les auteurs de l'AntiquitĂ© grecque et romaine. [
] Lire la suiteLAOSÉcrit par Philippe DEVILLERS, Madeleine GITEAU, Christian LECHERVY, Paul LÉVY, Christian TAILLARD ‱ 20 233 mots ‱ 6 mĂ©diasLe Laos, ou pays du Million d'Ă©lĂ©phants », est situĂ© au cƓur de l'Asie du Sud-Est continentale. Nul territoire dans cette rĂ©gion n'a mieux mĂ©ritĂ© le nom d'Indochine puisqu'il est situĂ© Ă  la charniĂšre gĂ©ographique des deux plus vieilles cultures de l'Asie. Terre de carrefour et en mĂȘme temps terre isolĂ©e, le Laos a toujours Ă©tĂ© une terre contestĂ©e. [
] Lire la suiteASSYRIEÉcrit par Guillaume CARDASCIA, Gilbert LAFFORGUE ‱ 9 694 mots ‱ 6 mĂ©dias Les opinions diffĂšrent sur le degrĂ© de dĂ©pendance des princes anatoliens Ă  l'Ă©gard du Grand Quai – conseil de la colonie assyrienne de Kanesh, qui reçoit ses consignes du Quai et du Palais d'Assour et exerce un certain contrĂŽle sur les Quais des autres citĂ©s d'Anatolie. Il y a mĂȘme une controverse sur la nature du mĂ©tal introduit en Cappadoce par les marchands d'Assour. [
] Lire la suiteAFGHANISTANÉcrit par Daniel BALLAND, Gilles DORRONSORO, Mir Mohammad Sediq FARHANG, Pierre GENTELLE, Sayed Qassem RESHTIA, Olivier ROY, Francine TISSOT, Universalis ‱ 37 316 mots ‱ 20 mĂ©diasDĂ©pourvu d'accĂšs Ă  la mer, l'Afghanistan est entourĂ© au nord par le TurkmĂ©nistan, l'OuzbĂ©kistan et le Tadjikistan ; Ă  l'ouest par l'Iran ; au sud et Ă  l'est par le Pakistan ; au nord-est, le corridor de Wakhan est limitrophe du Xinjiang est plus grand que la France 652 000 km2 mais sa population, estimĂ©e entre 25 et 30 millions d'habitants au milieu des annĂ©es 2000, est trĂšs inĂ©galement rĂ©partie sur un territoire occupĂ©, pour plus de la moitiĂ©, par de hauts plateaux et d'imposantes montagnes oĂč s'accumulent les neiges. [
] Lire la suiteNICARAGUAÉcrit par Marie-Chantal BARRE, David GARIBAY, Lucile MÉDINA-NICOLAS, Alain VIEILLARD-BARON ‱ 8 853 mots ‱ 9 mĂ©dias Le 19, les sandinistes entrent dans Managua ; le lendemain, la Junte devient le premier gouvernement postsomoziste, et le Conseil d'État, nom de la nouvelle AssemblĂ©e lĂ©gislative, est formĂ© par les associations ayant participĂ© Ă  la lutte contre le dictateur. L'affrontement armĂ© fut de courte durĂ©e – environ dix-huit mois – mais il a fait entre quarante mille et cinquante mille victimes, essentiellement au sein de la population civile. [
] Lire la HistoireÉcrit par Nicolas WERTH ‱ 22 741 mots ‱ 55 mĂ©diasDepuis le dĂ©but des annĂ©es 1990, la disparition de l'URSS, l'accĂšs aux sources historiques, la libĂ©ration de la mĂ©moire ont ouvert une nouvelle Ă©tape qui permet de mieux comprendre le passĂ© rĂ©cent, mais encore largement mĂ©connu d'un des pays qui ont le plus marquĂ© l'histoire du xxe siĂšcle. Rarement illusions, erreurs de jugement ont Ă©tĂ© aussi largement partagĂ©es. [
] Lire la suiteRÉFORME DES RETRAITESÉcrit par Pierre CONCIALDI ‱ 10 631 mots ‱ 4 mĂ©dias DeuxiĂšmement, mĂȘme si on se situe dans le scĂ©nario du Conseil d’orientation des retraites COR, oĂč ce partage reste stable Ă  l’avenir – scĂ©nario que personne ne conteste –, ces auteurs observent que la hausse des cotisations sociales a Ă©tĂ© dans le passĂ©, avec la hausse des salaires et la rĂ©duction du temps de travail, une des trois affectations majeures des gains de productivitĂ©. [
] Lire la suiteJAPON Le territoire et les hommes HistoireÉcrit par Paul AKAMATSU, Vadime ELISSEEFF, ValĂ©rie NIQUET, CĂ©line PAJON, Universalis ‱ 44 405 mots ‱ 51 mĂ©dias Mais, une fois dans la place, les grands clans sur qui s'appuyait cette politique des factions furent Ă  leur tour tentĂ©s par le prestige de la puissance, et l'habituel jeu de bascule d'un groupe Ă  l'autre porta en avant les Taira Ă  partir de 1160, avec Taira no Kiyomori, Premier ministre et prĂ©sident du Conseil suprĂȘme de 1167 jusqu'Ă  sa mort en 1181. [
] Lire la suitePORTUGALÉcrit par Roger BISMUT, Cristina CLIMACO, Michel DRAIN, JosĂ©-Augusto FRANÇA, Michel LABAN, Jorge MORAÏS-BARBOSA, Eduardo PRADO COELHO ‱ 39 965 mots ‱ 27 mĂ©diasSituĂ© Ă  l'extrĂ©mitĂ© occidentale de l'Europe, le Portugal est bordĂ© Ă  l'ouest et au sud par l'ocĂ©an Atlantique, et au nord et Ă  l’est par l'Espagne, pays avec lequel il partage 1 215 kilomĂštres de frontiĂšre terrestre. Sa localisation privilĂ©giĂ©e le place au carrefour des routes maritimes qui relient l’Europe Ă  l’Afrique et Ă  l’AmĂ©rique. Outre le territoire continental, le pays comprend deux rĂ©gions autonomes, l’archipel de MadĂšre – au large des cĂŽtes africaines – et celui des Açores – dont les neuf Ăźles se situent entre les continents europĂ©en et amĂ©ricain. [
] Lire la suite 1Je ne vais pas Ă©voquer, comme il Ă©tait prĂ©vu, la place occupĂ©e par Michel Izard au sein de la communautĂ© anthropologique. Je prĂ©fĂšre apporter un tĂ©moignage Ă  la fois plus personnel sur lui et davantage en rapport avec son Ɠuvre ethnologique. 1 Du bon usage de l’érudition en anthropologie », in Dominique Casajus, Fabio Viti dir., La terre ... 2Dans La terre et le pouvoir1, j’ai fait allusion Ă  la vision de l’expĂ©rience historique dĂ©veloppĂ©e par Michel, plus sombre qu’apaisĂ©e, et j’ai hasardĂ© l’idĂ©e que la singularitĂ© individuelle Ă©tait au cƓur de ses interrogations politiques, la grande affaire, je crois, de sa philosophie. 3Bien sĂ»r, il ne me l’a jamais dit comme cela ; ce n’est pas le genre de propos que l’on tient. Bien sĂ»r encore, la singularitĂ© saute Ă  l’esprit de tous, si l’on me permet cette expression, Ă  la façon dont les particuliers au sens philosophique sautent aux yeux. Mais une chose est d’ĂȘtre frappĂ© par la singularitĂ©, une autre de s’y arrĂȘter et d’y rĂ©flĂ©chir. 4Michel Ă©prouvait une curiositĂ© trĂšs vive, un goĂ»t marquĂ© pour les manifestations de la singularitĂ© dans l’expĂ©rience humaine, et cela dans les contextes les plus divers. Qu’est-ce qui fait qu’un ĂȘtre Ă©chappe, de par son choix, Ă  un destin plus ou moins tracĂ© d’avance et se fabrique une destinĂ©e personnelle, un sort Ă  part ? Qu’est-ce qui fait qu’un ĂȘtre bouscule ses ancrages, coupe des liens, s’affranchit des pesanteurs de sa vie en sociĂ©tĂ© et s’en vient affirmer, Ă  ses risques et pĂ©rils, sa libertĂ© d’ĂȘtre, de penser et d’agir ? Qu’est-ce qui fait qu’un ĂȘtre aspire plus que d’autres Ă  ĂȘtre auteur autant qu’on peut l’ĂȘtre de ses actes et, si les circonstances le permettent, acteur historique Ă  quelque Ă©chelle que ce soit ? Michel Ă©tait attirĂ© par tout personnage rĂ©pondant par l’affirmative Ă  cette question posĂ©e par un Franciscain du XIIIe siĂšcle Il y a bien un sujet de mes actes mais est-ce que je suis ce sujet ? » Un sujet pas seulement grammatical ou logique, s’entend D’oĂč ce trait de lui que je mentionne en passant son extrĂȘme attention, dans le cadre des entreprises menĂ©es Ă  plusieurs et dont il Ă©tait frĂ©quemment l’initiateur, Ă  ce que l’expression collective ne couvre pas les voix individuelles. Et ce n’était ni par habiletĂ© politique, ni par instinct dĂ©mocratique. 5Certes on est ce qu’on est, arborant toutes sortes d’habits sociaux, soumis Ă  toutes sortes de dĂ©terminations. Michel Ă©tait trop anthropologue pour l’ignorer. Mais on est aussi celui qu’on est. L’ĂȘtre social n’est pas tout l’ĂȘtre ; la place occupĂ©e ne fait pas tout l’homme qui l’occupe. Dans le cas contraire, qui serait-il celui qui se dĂ©pouille des attributs Ă  lui confĂ©rĂ©s, qui abandonne sa place pour sortir du rang ? 6Mais sur quoi finalement, me demanderez-vous, est-ce que je me fonde pour assigner Ă  Michel cet intĂ©rĂȘt, qui n’est pas seulement d’ordre intellectuel, pour ce qu’il y a de plus singulier dans l’expĂ©rience humaine ? Pour la capacitĂ© manifestĂ©e par certains individus Ă  rompre avec les trajectoires toutes dessinĂ©es ? Je me souviens en fait de longues conversations avec lui portant sur des hommes tels que Louis Rossel, DĂ©lĂ©guĂ© de la Commune de Paris, Thomas Edward Lawrence, l’auteur des Sept piliers de la sagesse, qui souhaitait que le livre fĂ»t l’égal des FrĂšres Karamazov ou de Moby Dick mais dont le succĂšs lui fut un supplice, mais auteur aussi de La matrice, un journal intime, ou encore l’écrivain allemand Ernst Von Salomon, l’auteur des RĂ©prouvĂ©s, de La ville ou encore du Questionnaire, auquel, Ă  ma grande surprise, Michel souhaita que je consacre un exposĂ© Ă  son sĂ©minaire. 7Destin hors normes, en effet, que celui de Rossel, fils d’un protestant nĂźmois ayant adoptĂ© la carriĂšre des armes, Ă©lĂšve du PrytanĂ©e militaire de La FlĂšche, sorti de Polytechnique Ă  20 ans, capitaine cinq ans plus tard dans l’armĂ©e française, une armĂ©e dĂ©faite Ă  Sedan. RĂ©voltĂ© par la chute de Paris, mĂ» par un profond mĂ©pris pour Versailles, il rallie la Commune dont il va devenir DĂ©lĂ©guĂ© Ă  la Guerre. L’ancien Ă©lĂšve de l’École d’application de Metz tente alors mĂ©thodiquement d’organiser le potentiel militaire de la Commune. En dĂ©saccord avec la Commission de la Guerre, il se met Ă  l’écart et, dans sa retraite, emploie tout son temps Ă  lire. Rossel ne songe pas une seconde Ă  fuir Paris, prĂ©fĂ©rant malgrĂ© les dĂ©ceptions endurĂ©es ĂȘtre du cĂŽtĂ© de ceux dont il sait qu’ils seront vaincus plutĂŽt qu’avec leurs vainqueurs. ArrĂȘtĂ©, condamnĂ© Ă  mort, il sera fusillĂ© le 28 novembre 1871. Rossel Ă©tait un homme d’ordre dont on eĂ»t pu attendre qu’il soit de l’autre cĂŽtĂ©, tant par tempĂ©rament que par hĂ©ritage. Le gĂ©nĂ©ral de Gallifet dira de lui qu’une Ă©ducation d’honnĂȘte homme eĂ»t dĂ» le dĂ©tourner de l’idĂ©e de se faire chef de gueux ». 8Biographie singuliĂšre, Ă©galement, que celle d’Ernst Von Salomon, nĂ© Ă  Kiel en 1902 au sein d’une famille de descendants d’officiers Ă©migrĂ©s de France Ă  la RĂ©volution. Son pĂšre est tuĂ© dĂšs les premiers jours de la guerre. Cadet de la Garde ImpĂ©riale Ă  Karlsruhe, lĂ  oĂč sont dressĂ©s les cadres de l’armĂ©e prussienne, il a 16 ans lors de l’armistice et assiste Ă  l’entrĂ©e des troupes françaises Ă  Francfort. Il s’enrĂŽle alors dans les corps-francs qui guerroient en Courlande. À son retour de ces combats ignorĂ©s, nationaliste par tradition, spontanĂ©ment antisĂ©mite » dira-t-il de lui-mĂȘme plus tard, il est de tous les coups de main dans la capitale allemande. Son unique roman, La ville, rend compte du climat de cette Ă©poque ; l’un des hĂ©ros, Hinnerk, se bat Ă  la fois dans les rangs nazi et communiste, qu’importe du moment qu’il s’agit d’affronter les Schupos. Von Salomon sera condamnĂ© Ă  5 ans de forteresse pour sa participation au meurtre de Rathenau et Ă  3 ans de rĂ©clusion pour tentative d’assassinat d’un mouchard. Roger StĂ©phane, qui lui a consacrĂ© quelques pages dans son Portrait de l’aventurier paru en 1950 avec une prĂ©face de Jean-Paul Sartre, indique avoir perdu sa trace Ă  partir de 1933. En fait, il va prendre trĂšs vite ses distances d’avec le rĂ©gime hitlĂ©rien, et, officier de la Wehrmacht puis collaborateur de l’éditeur Rowohlt, aider Walter Benjamin Ă  quitter l’Allemagne. 9Qu’est-ce qui conduit un fils de junker, Henning Von Tresckow, dont vingt et un des ancĂȘtres furent des gĂ©nĂ©raux prussiens, ayant Ă©pousĂ© comme il se doit la carriĂšre militaire, spectateur rĂ©joui de la poignĂ©e de main qu’échangent au-dessus des cercueils des rois de Prusse le vieux prĂ©sident Von Hindenburg et le jeune chancelier Hitler le 21 mars 1933, Ă  vouloir dĂ©missionner dĂšs 1938 de l’armĂ©e, Ă  s’opposer ouvertement aux ordres sur le front russe, interdisant aux formations spĂ©ciales de Himmler, ces pelotons d’exĂ©cuteurs, de pĂ©nĂ©trer dans sa zone sous peine de mort, commandant donc Ă  ses hommes de s’y opposer par la force, participant Ă  deux tentatives d’attentat contre Hitler avant mĂȘme la conjuration de Von Stauffenberg, et allant se suicider sur la ligne de front, en simulant une attaque de partisans ? Mais aussi qu’est-ce qui pousse un Berlinois ordinaire Ă  rĂ©capituler la multitude des petites infamies dont il fallait se rendre complice dans l’Allemagne nazie et Ă  dĂ©cider un jour de s’y refuser ? Il n’y eut pas tellement de Sebastien Haffner, rappelle Simon Leys. 10J’aurais pu prendre bien d’autres exemples. Autant de cas discutĂ©s, dont certains avec passion, Ă  partir desquels il me semblait que Michel esquissait une sorte d’anthropologue philosophique, dont l’objet est l’homme dans ses rapports avec lui-mĂȘme, prĂ©sente entre les lignes de son Ɠuvre anthropologique, traitant des rapports des hommes avec d’autres hommes, de l’homme dans la sociĂ©tĂ©. Certes on n’est pas soi Ă  soi tout seul mais il me semble que Michel aurait rejetĂ© assez catĂ©goriquement l’idĂ©e d’un Soi dont les pensĂ©es et les agissements seraient comme socialement programmĂ©s. On me voit Ă©videmment venir. Qu’en est-il de la maniĂšre dont Michel a satisfait cette quĂȘte de la singularitĂ© individuelle dans ses travaux ethnologiques ? 11N’étant pas africaniste, je vais d’abord faire part d’un certain Ă©tonnement. C’est l’étonnement face au fait que toute conception de la personne, et pas seulement le concept, a souvent Ă©tĂ© dite absente dans maintes sociĂ©tĂ©s africaines comme ailleurs dans le monde Ă  en croire de nombreuses sources ethnographiques. AssurĂ©ment le statut de la personne varie selon les temps et les lieux ; nul n’en disconvient. Toutefois bien des anthropologues ont Ă©crit, ou laissĂ© entendre, qu’une dimension cruciale de la personne manquait en Afrique, voire partout sauf en Occident depuis l’avĂšnement du Christianisme. Il s’agit Ă©videmment de ce trait conceptuel qui dĂ©signe le fait qu’ĂȘtre une personne, c’est ĂȘtre cette personne que l’on est et que l’on est seul Ă  ĂȘtre. Je ne parle pas ici des droits et des devoirs liĂ©s Ă  la catĂ©gorie de personne, de la personne juridique et morale, mais bien de la reconnaissance de l’identitĂ© personnelle. Or, pour me cantonner au cas de l’Afrique, on a pu avancer l’idĂ©e selon laquelle l’identitĂ© individuelle consistait ni plus ni moins dans la place et le statut que, pour dire vite, la communautĂ© assigne Ă  chacun de ses membres. En d’autres termes, les ĂȘtres humains n’y seraient pas distinguĂ©s des rĂŽles qu’ils jouent et des fonctions qu’ils assument. L’acteur individuel ne serait rien d’autre que le personnage social. En consĂ©quence de quoi, il faudrait admettre qu’aux yeux de la sociĂ©tĂ© les ĂȘtres humains seraient plus ou moins interchangeables Ă  la façon dont, sur une scĂšne de théùtre, un comĂ©dien peut se voir remplacĂ© par sa doublure. 12Godfrey Lienhardt s’est insurgĂ© contre cette tendance des anthropologues Ă  prĂȘter aux sociĂ©tĂ©s africaines une vision collectiviste » de la personne. Exemples Ă  l’appui, il affirme qu’il y a lĂ -bas bien des façons et des occasions de ne pas ĂȘtre celui qu’on devrait ĂȘtre, ou plus exactement, ce qu’on devrait ĂȘtre, dĂ©montrant par lĂ  qu’on est bien celui qu’on est. Lienhardt a jouĂ©, en somme, pour l’Afrique, le rĂŽle qu’ont jouĂ© le philosophe Bernard Williams pour la GrĂšce archaĂŻque et l’historien Arnaldo Momigliano pour Rome. Il y aurait donc bien, aux yeux des sociĂ©tĂ©s africaines, quelqu’un derriĂšre la peau sociale, des traits individuels derriĂšre le masque. Le parce que c’est lui, parce que c’est moi » de Montaigne n’y serait pas du martien. 13Il est clair, du moins Ă  mes yeux, que si d’aventure Lienhardt avait eu tort et que, dans maints contextes sociaux, ceux que nous considĂ©rons Ă©videmment comme des personnes n’en Ă©taient pas pour ceux qui les entourent et pour eux-mĂȘmes !, toute quĂȘte de singularitĂ© individuelle serait vaine. De cette singularitĂ© qui transparaĂźt dans les aventures humaines, les choix rĂ©alisĂ©s, les calculs opĂ©rĂ©s, les stratĂ©gies mises en Ɠuvre, de cette singularitĂ© qui confĂšre Ă  un ĂȘtre humain les allures d’un sujet de ses actes. OĂč mĂšne cette chasse Ă  la singularitĂ© chez les Moose ? Je n’ai pas lu tous les Ă©crits de Michel et ce que j’ai lu de lui, peut-ĂȘtre l’ai-je mal lu. Par ailleurs, son Ɠuvre Ă©tant assez largement d’anthropologie historique, soumise aux alĂ©as de la tradition orale, les traces de libertĂ© vĂ©cue lui Ă©taient, Ă  coup sĂ»r, difficiles Ă  pister. 14Des ĂȘtres singuliers, ce sont Ă©videmment les rois conquĂ©rants, venus d’ailleurs ou revenus d’un ailleurs, qui en ont offert Ă  Michel une illustration privilĂ©giĂ©e. 15Naaba Yadega, le fondateur de la dynastie royale du Yatenga, prince Ă©cartĂ© du trĂŽne et qui s’en va se faire couronner en d’autres lieux aprĂšs avoir mis Ă  mort son pĂšre adoptif. Nullement une belle Ăąme, Ă©crit Michel, que saurait sĂ©duire la dĂ©lectation morose du renoncement. » Ou Naaba Kango, chassĂ© du pouvoir avant mĂȘme de l’avoir exercĂ©, regroupant partisans et mercenaires pour rĂ©cupĂ©rer son trĂŽne. C’est lui qui va refuser de se soumettre aux rituels du ringu. De ce refus de la sanction sacrĂ©e, Michel dit qu’on peut imaginer qu’il est liĂ© Ă  un dĂ©fi Ă  lui lancĂ© par le destin. Attitude de souverainetĂ© de soi sur soi par excellence de la part d’un homme ayant fait preuve, Ă©crit Michel, d’un bel esprit d’invention et d’une absence totale de scrupules, ainsi qu’en tĂ©moigne le sort rĂ©servĂ© Ă  ses mercenaires bambara. 16On trouve Ă©galement, sous la plume de Michel, trois portraits de femmes, publiĂ©s dans SingularitĂ©s. Les voies d’émergence individuelle, textes rĂ©unis en 1989 en l’honneur d’Éric de Dampierre. Dans cet univers masculin qu’est le Yatenga, Ă©crit Michel, du cĂŽtĂ© des femmes, c’est l’apparente indiffĂ©renciation de la soumission et du silence ». Pourtant, de cette grisaille se dĂ©tachent de trĂšs rares figures fĂ©minines, filles aĂźnĂ©es de rois naa poko investies d’un rĂŽle institutionnel, des destins d’exception ». Il y a Yenenga, Ă  la fin du XIVe ou au dĂ©but du XVe siĂšcle, qui offre l’image idĂ©ale d’une amazone de la savane, pillant Ă  la tĂȘte des guerriers de son pĂšre. Il y a aussi Pabre, au milieu du XVIe siĂšcle, qui aide son frĂšre Naaba Yadega Ă  s’emparer des regalia et l’épaule dans la reconquĂȘte de son trĂŽne. Femme sans mari » ; princesse qui n’a jamais rĂ©pondu Ă  une question posĂ©e par un homme ». Il y a enfin Waado, au milieu du XVIIe siĂšcle, l’aĂźnĂ©e des sƓurs de Naaba Kango, qui va mener grande vie, rĂ©gentant une petite cour et essayant » bien des maris. Trois figures libres », Ă©crit Michel, trois figures de la transgression », et cela dans un univers austĂšre oĂč princesses rebelles et Ă©pouses indociles ne jouissent pas d’une bonne rĂ©putation une femme chef de guerre, une femme d’État Pabre assurera une longue rĂ©gence, une femme vivant une libertĂ© sexuelle pleinement revendiquĂ©e. Je remarque deux choses. D’une part, la libertĂ© vĂ©cue, c’est la transgression assumĂ©e. D’autre part, ce sont les institutions royales qui mĂ©nagent Ă  ces femmes, Ă  ces sƓurs aĂźnĂ©es de rois, un espace de transgression. Je cite Michel Le surgissement de la libertĂ© dans l’histoire intervient dans l’espace de la transgression. » 17Revenons aux rois conquĂ©rants. Deux citations encore. Celle-ci d’abord La destination des rituels royaux Ă  caractĂšre initiatique est principalement d’oblitĂ©rer en chaque roi son irrĂ©ductible singularitĂ©. » En refusant de se soumettre au ringu, Naaba Kango semble proclamer Ă  la face du monde cette singularitĂ© prohibĂ©e. Cette autre ensuite. SingularitĂ© interdite d’exhibition ? On ne parle ni du corps, ni de son apparence physique, de sa santĂ© [...] Ainsi le roi n’apparaĂźt jamais que sous l’apparence humaine de l’immuable. Tout ce qui pourrait rappeler qu’il est un ĂȘtre humain comme les autres est gommĂ© ; et si, pendant le jour, sa singularitĂ© se manifeste par un bruit, un Ă©ternuement ou un accĂšs de toux, celui-ci est immĂ©diatement effacĂ© par les claquements de doigts des serviteurs. » Dans la conclusion de son dernier ouvrage, Moogo. L’émergence d’un espace Ă©tatique ouest-africain au XVIe siĂšcle, Michel livre son explication quant Ă  l’apparition de la singularitĂ© de destin en Afrique de l’Ouest. Ou comment la volontĂ© individuelle parvient Ă  se forcer un chemin. 18L’explication exige d’admettre, avant la fondation de l’État, une prĂ©gnance segmentaire universelle n’envisageant l’individu que comme coĂŻncidence d’un ĂȘtre et d’une place telle que toujours la place prĂ©existe Ă  l’ĂȘtre ». À qui entend se forger un destin n’appartenant qu’à soi, il faut donc rompre avec les chaĂźnes de filiation, trancher les liens familiers qui font ou feraient de chaque individu une unitĂ© de compte et s’en aller chercher fortune en terre Ă©trangĂšre. C’est dans les marges de l’ordre segmentaire que naissent les projets des conquĂ©rants, les fondateurs de royaumes. 19À propos de ces derniers, Michel fait parler Nietzsche, celui de La naissance de la tragĂ©die et de La gĂ©nĂ©alogie de la morale. Ecoutons-le. Les conquĂ©rants ? Une horde quelconque de bĂȘtes de proie. » Oui mais dotĂ©e d’une organisation guerriĂšre ». Cette derniĂšre permet que la horde pose ses formidables griffes sur une population peut-ĂȘtre infiniment supĂ©rieure en nombre, mais encore inorganisĂ©e ». Les conquĂ©rants toujours Ils arrivent comme le destin, sans cause, sans raison, sans Ă©gards, sans prĂ©texte ; ils sont lĂ  comme la foudre, trop terribles, trop soudains, trop convaincants, trop diffĂ©rents pour qu’on puisse mĂȘme les haĂŻr [...] Ils ignorent, ces organisateurs nĂ©s, ce que sont la culpabilitĂ©, la responsabilitĂ©, les Ă©gards ; en eux rĂšgne cet effrayant Ă©goĂŻsme de l’artiste au regard d’airain qui, Ă  l’avance et de toute Ă©ternitĂ©, se sait justifiĂ© dans son Ɠuvre comme la mĂšre dans son enfant. » 20Et Michel de s’interroger sur la nature profonde de la diffĂ©rence initiale entre eux, les hĂ©ros venus d’ailleurs, fondateurs d’États, et ceux sur qui ils vont poser leurs griffes, les conquis. Elle ne tient nullement Ă  la force, militaire par exemple Ă  la supĂ©rioritĂ© de la cavalerie sur l’infanterie, de l’attaque sur la dĂ©fense. Non, il faut chercher ailleurs. Je vais citer une fois de plus Michel D’oĂč vient cette certitude qui constitue la conquĂȘte comme Ă©lĂ©ment premier d’un projet politique ? [...] Nietzsche Ă©voque admirablement “cette invisible et profonde intention lĂ  oĂč l’entendement n’est capable de voir qu’une addition de forces”. » Et, plus loin Qu’y a-t-il dans la tĂȘte de ces guerriers au visage fermĂ© qui poussent leurs montures dans les hautes herbes d’un pays inconnu ? » Nous avons la rĂ©ponse un projet, une intention. Et Ă  cette question maintenant Mais comment peut-on ĂȘtre chef avant d’avoir des sujets ? », la solution de Michel tombe En se donnant les moyens, avant de l’exercer, de penser le pouvoir. » 21Une double conclusion s’impose. PremiĂšrement, c’est aux marges d’un ordre segmentaire oĂč, toujours, la place prĂ©existe Ă  l’ĂȘtre qui l’occupe que des hommes ont pensĂ© le pouvoir, un pouvoir qui, lui, ne prĂ©existe pas Ă  l’ĂȘtre qui ne s’en est pas encore emparĂ©. Secondement, c’est avec la construction de l’État qu’est rendue possible l’émergence de libres figures individuelles dont le conquĂ©rant fournit le premier modĂšle. Avant la naissance de l’État, la singularitĂ© de destin ne disposait d’aucun espace oĂč se constituer. Enfin l’homme peut agir sur sa biographie. Christophe Izard est un homme de tĂ©lĂ©vision français nĂ© le 30 mai 1937 Ă  Paris 7e et mort le 31 juillet 2022 en rĂ©gion parisienne. Il est surtout connu comme concepteur de programmes pour la jeunesse sur TF1 entre 1974 et 1987, oĂč il a notamment lancĂ© le personnage de Casimir dans la sĂ©rie jeunesse L'Île aux enfants. Il a ensuite Ă©tĂ© directeur du service jeunesse de France 2. Il a Ă©crit de nombreuses sĂ©ries animĂ©es pour enfants, dont Albert le cinquiĂšme mousquetaire. Famille Christophe Izard est le fils de l'homme politique et avocat Georges Izard, et de son Ă©pouse, Catherine DaniĂ©lou, et le petit-fils de l'homme politique et de lettres Charles DaniĂ©lou et de Madeleine DaniĂ©lou nĂ©e Madeleine Clamorgan, fondatrice des Ă©coles Ă©ponymes, et le neveu du cardinal Jean DaniĂ©lou et de l'indianiste Alain DaniĂ©lou. Il est l'oncle de la romanciĂšre Emmanuelle de Boysson, fille de la soeur de sa mĂšre. Études et dĂ©buts Christophe Izard est nĂ© en 1937 Ă  Paris3. AprĂšs des Ă©tudes de droit, Christophe Izard dĂ©bute comme saxophoniste dans un orchestre de jazz. PassionnĂ© de musique, il se voit ouvrir les portes de la revue Jazz Magazine par Boris Vian. Il rĂ©dige aussi des chroniques pour France-Soir rubrique Disque et Music-Hall et Le Journal du dimanche. Il est, le 25 fĂ©vrier 1966, le tĂ©moin de mariage de Chantal Goya et Jean-Jacques Debout. CarriĂšre Christophe Izard entame sa carriĂšre tĂ©lĂ©visuelle en 1968 lorsqu'il devient producteur de variĂ©tĂ©s pour l'ORTF, avec des Ă©missions telles que À l'affiche du monde prix du Meilleur homme TV de l'annĂ©e en 1970, Tilt ou L'invitĂ© du dimanche. Il participe Ă©galement Ă  la rĂ©daction d’Info PremiĂšre, le journal tĂ©lĂ©visĂ© de l'Ă©poque, et rĂ©dige par ailleurs divers ouvrages, dont des romans policiers dans la collection Crime Club La mort par pitiĂ©, La Mort avait mis des gants et un recueil sur Gilbert BĂ©caud. En 1971, il Ă©crit et produit La Lucarne magique, une comĂ©die musicale rĂ©unissant de nombreuses vedettes de l'Ă©poque Daniel PrĂ©vost, Sheila, Charles Trenet, Michel Polnareff, Michel Fugain, Carlos... et mĂȘme, dans leurs propres rĂŽles, les prĂ©sentateur/prĂ©sentatrice de tĂ©lĂ©vision LĂ©on Zitrone et Denise Glaser. En 1974, il devient concepteur et producteur de programmes pour la jeunesse. On lui doit de nombreuses Ă©missions, qui marqueront toute une gĂ©nĂ©ration L'Île aux enfants sketches Ă©crits au dĂ©part pour encadrer les sĂ©quences de Sesame Street, l'Ă©mission amĂ©ricaine de Children Television Workshop, Les Visiteurs du mercredi, Le Village dans les nuages, Salut les Mickey. Il est producteur d'Ă©missions jeunesse sous la direction d'Éliane Victor. Il crĂ©e alors la sociĂ©tĂ© Calipa Productions et produit de nombreux programmes dont l’émission Zappe ! Zappeur pour TF1, puis Les FrustrĂ©s, adaptĂ© de Claire BretĂ©cher, pour Antenne 2. En 1988, il se voit confier la direction des programmes jeunesse d'Antenne 2. En 1990, devenu producteur indĂ©pendant, il lance sur A2 l'Ă©mission hebdomadaire Hanna-Barbera dingue dong. En 1991, il travaille comme auteur Ă  France Animation, et Ă©crit des programmes tels qu'Albert le cinquiĂšme mousquetaire, Robinson SucroĂ«, IvanoĂ© chevalier du Roi, Les Babalous ou Patrouille 03. Le 26 aoĂ»t 2009, il est condamnĂ© collectivement au Canada dans l'affaire opposant la production Ă  Claude Robinson, accusĂ©e d'avoir copiĂ© le dessin du personnage inspirĂ© de l'Ɠuvre intitulĂ©e Les Aventures de Robinson CuriositĂ© pour produire l'Ă©mission pour enfants nommĂ©e Robinson SucroĂ«. Le 23 dĂ©cembre 2013, la Cour suprĂȘme du Canada confirme le jugement. DĂ©cĂšs Christophe Izard meurt le 31 juillet 2022 Ă  l'Ăąge de 85 ans. Filmographie 1975 Brok et Chnok 1979-1981 Les Aventures de Plume d'Élan 1979 Les PoĂŻ-PoĂŻ 1983 Georges le Rouge-Gorge 1984 Les Souvenirs d'Oscar et Emilien 1985 Le Village dans les nuages 1992 La LĂ©gende de Croc-Blanc 1992 Chip & Charly 1996 Les Babalous 1994 Albert le cinquiĂšme mousquetaire 1994 Les Contes du chat perchĂ© 1994-1997 Le Monde irrĂ©sistible de Richard Scarry 1995-1997 Gadget Boy 1995 Robinson SucroĂ« 1996 Urmel 1996 IvanhoĂ©, chevalier du roi 1997 Souris des villes, souris des champs TĂ©lĂ©vision Christophe Izard a produit de nombreuses Ă©missions pour les trois premiĂšres chaĂźnes françaises 1971 La Lucarne magique comĂ©die musicale diffusĂ©e sur l'ORTF 1974-1982 L'Île aux enfants TroisiĂšme chaĂźne couleur de l'ORTF / FR3, puis TF1 1975-1982 Les Visiteurs du mercredi / Les Visiteurs de NoĂ«l TF1 1982-1983 Mercredi-moi tout TF1 1982-1983 Les Pieds au mur TF1 1982-1985 Le Village dans les nuages TF1 1983 Salut les Mickey TF1 1987 Zappe ! Zappeur TF1 1988-1989 Calin Matin Antenne 2 1988-1990 Graffitis 5-15 Antenne 2 1989 Croque-matin Antenne 2 1990-1996 Hanna-Barbera dingue dong Antenne 2 / France 2 1994-1996 Mercredi mat et Sam'di mat' France 2 Publications La mort avait mis des gants, Paris, DenoĂ«l, coll. Crime-club », 1968, 164 p. ISBN 2-207-14572-7 Gilbert BĂ©caud, Christophe Izard, Louis Amade, Pierre DelanoĂ«, Maurice Vidalin, Paris, Éditions Seghers, coll. PoĂštes d'aujourd'hui », 1972 Disparitions Il crĂ©a en 1989 l'Association pour la recherche en anthropologie sociale Apras, et dirigea avec Pierre Bonte le "Dictionnaire de l'ethnologie et de l'anthropologie" PUF, 1995. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Michel Izard, mort le 1er fĂ©vrier Ă  Paris des suites d'une longue maladie, Ă©tait une figure centrale de l'anthropologie française. AprĂšs des Ă©tudes de philosophie Ă  la Sorbonne, oĂč il suivit entre 1953 et 1956 les enseignements de Jean Wahl et de Ferdinand AlquiĂ©, il passa un certificat de licence en ethnologie Ă  l'Ecole pratique des hautes Ă©tudes, qui lui fit rencontrer Claude LĂ©vi-Strauss et Georges Balandier. Ces deux influences croisĂ©es l'ont conduit Ă  Ă©laborer une anthropologie politique de l'Afrique. L'anthropologie Ă©tait, dans les annĂ©es 1950, l'objet d'une passion intellectuelle collective. Discipline acadĂ©mique minoritaire, elle attirait des jeunes gens engagĂ©s qui dĂ©siraient connaĂźtre la sociĂ©tĂ© avec rigueur. Michel Izard se rĂ©unissait avec Michel Cartry, Alfred Adler ou FĂ©lix Guattari pour discuter du marxisme et des sciences humaines. Il partit en 1957 chez les Moose du Yatenga dans le cadre d'un projet d'amĂ©nagement d'un affluent de la Volta. L'Institut des sciences humaines appliquĂ©es soutenait les collaborations entre gĂ©ographes et ethnologues en vue de connaĂźtre les "terroirs africains". En travaillant avec les Moose, Michel Izard collecta des rĂ©cits sur la conquĂȘte de la rĂ©gion du Yatenga au XVIe siĂšcle, tandis que sa compagne Françoise HĂ©ritier Ă©tudiait les systĂšmes de parentĂ© de leurs voisins Samos. Pendant une vingtaine d'annĂ©es, Michel Izard poursuivit une enquĂȘte systĂ©matique sur plus de deux mille quartiers, recueillant toutes les variantes des rĂ©cits de conquĂȘte. Les royaumes africains apparaissent en effet comme des rĂ©gimes non totalitaires, oĂč chacun est en droit de reconstruire l'histoire fondatrice pour contester le pouvoir. Recoupant ces rĂ©cits oraux avec les matĂ©riaux Ă©crits transmis par les autoritĂ©s arabes ou coloniales, Michel Izard inaugurait ainsi une histoire orale des systĂšmes politiques qui avait Ă©tĂ© esquissĂ©e par l'Ă©cole anglaise d'Edward Evans-Pritchard et Meyer Fortes, mais qui n'existait pas dans l'anthropologie française, plus intĂ©ressĂ©e par les phĂ©nomĂšnes symboliques et religieux. Il ouvrait ainsi la voie pour des anthropologues qui, comme Emmanuel Terray ou Jean Bazin, allaient transformer la connaissance de l'Afrique, au moment mĂȘme oĂč celle-ci se dĂ©tachait de la tutelle coloniale. Il vous reste de cet article Ă  lire. La suite est rĂ©servĂ©e aux abonnĂ©s. Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. Vous ne pouvez lire Le Monde que sur un seul appareil Ă  la fois ordinateur, tĂ©lĂ©phone ou tablette. Comment ne plus voir ce message ? En cliquant sur » et en vous assurant que vous ĂȘtes la seule personne Ă  consulter Le Monde avec ce compte. Que se passera-t-il si vous continuez Ă  lire ici ? Ce message s’affichera sur l’autre appareil. Ce dernier restera connectĂ© avec ce compte. Y a-t-il d’autres limites ? Non. Vous pouvez vous connecter avec votre compte sur autant d’appareils que vous le souhaitez, mais en les utilisant Ă  des moments diffĂ©rents. Vous ignorez qui est l’autre personne ? Nous vous conseillons de modifier votre mot de passe. RĂ©pandez l'amour du partageChristophe Izard FilsChristophe Izard Fils – Au cours des deux derniĂšres dĂ©cennies, Michel Izard s’est imposĂ© comme l’un des grands reporters de TF1. En dehors de cela, il travaillait pour les 13h de la chaĂźne. tĂ©lĂ©journal en tant que rĂ©dacteur culturel dans son bureau de Washington, l’universitĂ© de Montpellier, il suit une formation de journaliste avant d’étudier au Centre de Formation des Journalistes CFJ de Paris. Il a Ă©galement contribuĂ© au journal tĂ©lĂ©visĂ© de TF1 Carnet de route en Ă©crivant et en rĂ©alisant des Izard de TF1 est un journaliste d’investigation de premier plan. One-Position, Washington et Culture ne sont que quelques-uns des rĂŽles qu’il a occupĂ©s dans ce journal. Pour l’émission Carnets de route », il rĂ©alise un documentaire sur la terre AdĂ©lie en Antarctique, dont il est chargĂ© du reportage. AdĂ©lie, mon amour », une publication de Michel Lafon de 2018, est une ode au continent austral, que Michel Izard a dĂ©couvert Ă  bord du navire ravitailleur L’Astrolabe », et un hommage Ă  la dĂ©couverte de cette terre en 1840 par les explorateurs français. Jules Dumont d’Urville et son Ă©quipage par Michel Izard est un visage bien connu de la tĂ©lĂ©vision française. À ce jour, Casimir est le personnage le plus populaire de la sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e pour enfants Ile aux enfants, créée par lui entre 1974 et Ă©tait alors directeur de l’émission jeunesse de France 2. Le 5e Mousquetaire et Albert le 5e Mousquetaire sont deux des nombreux spectacles pour enfants qu’il a fils de l’avocat Georges Izard a dĂ©butĂ© sa carriĂšre comme saxophoniste d’orchestre aprĂšs avoir terminĂ© ses Ă©tudes de droit. MĂ©lomane depuis toujours, Boris Vian lui fait dĂ©couvrir Jazz Magazine. France-Soir et Le Journal du dimanche publient Ă©galement des chroniques de lui. Il Ă©tait le tĂ©moin de Chantal Goya et Jean-Jacques Debout le 25 fĂ©vrier 1966. Christophe Izard FilsIl dĂ©bute sa carriĂšre tĂ©lĂ©visuelle en 1968 comme producteur de variĂ©tĂ©s pour l’ORTF, oĂč il produit des sĂ©ries comme l’annonce du monde, Tilt, et L’invitĂ© du dimanche. De plus, il a contribuĂ© Ă  la crĂ©ation du journal tĂ©lĂ©visĂ© Info PremiĂšre, et il a Ă©galement publiĂ© diffĂ©rents ouvrages, dont des romans policiers dans la collection Crime Club La Mort par pitiĂ©, La Mort avait mis des gants et une collection Gilbert les vedettes apparues dans La Lucarne Magique, citons Daniel PrĂ©vost, Sheila, Charles Trenet, Michel Polnareff et Michel Fugain
 et mĂȘme l’animateur LĂ©on Zitrone ou Denise Glaser, chacun dans leur la fin des annĂ©es 1970, il devient producteur et concepteur d’émissions Ă©ducatives pour enfants. C’est grĂące Ă  son travail qu’une gĂ©nĂ©ration sera façonnĂ©e par son hĂ©ritage “L’üle aux enfants”, “Les visiteurs du mercredi”, “Le village dans les nuages” et “Hello Mickeys” Ă©taient tous des croquis initialement créés pour encadrer segments de l’émission de tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine pour enfants Sesame la direction d’Eliane Victor, il travaille comme producteur sur des projets destinĂ©s aux jeunes. Par la suite, il fonde Calipa Productions et produit diverses Ă©missions, dont Zappe Zappeur pour TF1 et Les FrustrĂ©s, une adaptation du livre de Claire BretĂ©cher, pour programmes jeunesse d’Antenne 2 lui sont confiĂ©s en 1988. A2. L’émission Hanna Barbera Dingue Dong a Ă©tĂ© créée sur A2 en 1990, aprĂšs qu’il soit devenu producteur 1991, il commence Ă  travailler comme auteur Ă  France Animation, oĂč il Ă©crit des spectacles comme Albert le CinquiĂšme Mousquetaire, Robinson Sucro, IvanoĂ© Chevalier du Roi, Les Babalous et Patrouille jury au Canada l’a reconnu coupable de tous les chefs d’accusation le 26 aoĂ»t 2009 d’avoir copiĂ© la conception des personnages du livre Les Aventures de Robinson CuriositĂ© afin de crĂ©er l’émission pour enfants Robinson Sucro, en opposition Ă  la production de Claude Robinson. Elle a Ă©tĂ© maintenue par la Cour suprĂȘme du Canada le 23 dĂ©cembre Izard Fils

michel izard journaliste fils de christophe izard