En1975, à l’époque de la Révolution par le président Ali Soilihi, il a voulu bannir tout ça, il a pris les livres des écoles, il voulait effacer toutes ces croyances. Et il a réussi. Mais depuis 1978, depuis Ahmed Abdallah, tout commence à revenir petit a petit. Mais à Iconi c’est presque disparu. Je pense, que ces danses vont devenir des danses modernes. Les artistes s
4061 Likes, 95 Comments - Nicolas Sarkozy (@nicolassarkozy) on Instagram: “Belle soirée hier avec notre ami le Président @sebastianpinerae et son épouse @ceciliamorelm de”
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EnArabie Saoudite, c’est pareil. Les lieux saints ne suffisent pas à protéger les Saoud, ces rois tellement britanniques qu’ils ont imposé aux musulmans un Big Ben avec au sommet, un
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Pource qui est de l’article défini amalgamé avec une préposition (a, de et en), la variation est plus grande dans le récit en prose, même si le nombre total des occurrences est pratiquement identique. On rencontre ainsi dans le récit en prose dix occurrences de as auxquelles s’ajoutent 18 occurrences de aus. Dans le poème seule la forme as (27 occurrences) est utilisée. On trouve
gmVBkJq. les forumsForum Blabla 15-18 ans Etoile Abonnement RSS Réglages Mise en forme JVCode Afficher les avatars Afficher les signatures Afficher les spoilers Miniatures Noelshack Sujet Ali mon ami est en Arabie RépondreNouveau sujetListe des sujets 1 Bitlocker MP 23 février 2010 à 210105 Il est dans le desert avec son dromadaire Personne ne connait cette chanson ? Je ne sais meme pas d'ou elle vient j'ai juste entendu une fois quelqu'un la chanter 1 Nouveau sujetListe des sujets Répondre Prévisu ? Victime de harcèlement en ligne comment réagir ? Sous-forums Le Grand Voyage La Corée du Toast Salut Yuengling Infos 0 connectés Gestion du forum Modérateurs Mano, L_G, SaumonArcEnCiel, Puissancier Contacter les modérateurs - Règles du forum Sujets à ne pas manquer Le 15-18 et le piaf bleu. Le petit guide du karma [PROJET] / Rendez-vous dans 10 ans ! / J'ai payé cette épée 349€ [Jeu] Projet JVC [RPG] Final Fantasy 15-18 [Jeu] J'ai crée un RPG sur le 15-18. Un lock collector Langage SMS, explications Fic Le Geek, le No-life et le wesh [Jeu] Hapclicker [TUTO] Comment cadrer votre avatar correctement ? La vidéo du moment
Le parcours d’ Yvonne Sterk, la première femme fédayine européenne, décrit par Lucas Catherine Vereertbrugghen dans le livre “Verre kusten van verlangen” “Lointains rivages du désir”. Yvonne Sterk a débuté sa carrière comme auteure. Elle est née en 1920 et a grandi dans la Campine du Maasland. Son père travaillait à l’administration du charbonnage d’Eisden. Yvonne y allait à l’école, encore en français, à l’époque. Elle n’aimait rien tant que d’être éloignée de chez elle et d’errer dans les bois et les bruyères. Par frustration, elle s’était mise à écrire, surtout des poèmes sur la nature. En 1944, elle épousait le fils d’un boulanger, pour ensuite déménager à Bruxelles. Il s’avéra que son mari était un propre à rien. La poésie était devenue sa consolation. À Bruxelles, elle fréquentait les salons littéraires, est devenue membre du Pen Club et a publié ses premiers recueils Les chemins de l’absence 1953, Le bouleau noir et Pour un même réveil, des poèmes ancrés dans le paysage de la Campine, mais également inspirés par le cosmopolitisme de la région minière. Opgrimbie en Campine La nuit parfois est espagnole. Elle promne ses guitares dans le mauve pays d’automne. L’oeil Andalou de pleine lune se lève ici tout comme autrefois. Federico Garcia Lorca, comme l’amour en ce temps là … La nuit glisse une rose rouge, du même rouge que ton chant, dans les cheveux sombres du vent. Le terreau profond se réveille au nom qui vibre sous ses doigts. Jusqu’en ses oiseaux l’arbre bouge quand la nuit se souvient de toi… La nature campinoise allait continuer à transparaître, même si, plus tard, ses thèmes allaient être plus arabes. Yvonne bénéficia d’une reconnaissance littéraire et participa à la Biennale internationale de poésie, à Knokke. Par hasard, dans un journal, elle lut quelque chose sur un poète des plus remarquables, l’émir de Charjah, une principauté sur le golfe Persique. Le cheikh Saqr bin Sultan al Qasimi répondit que, peu de temps auparavant, il avait été en Belgique, pour l’exposition universelle de 1958. Il l’avait bel et bien visitée. Mais, n’empêche qu’elle était la bienvenue dans son pays dont on dirait qu’il vient à peine d’être créé par Dieu ». Yvonne répondit que ses bois et bruyères du Limbourg étaient également pareils et elle accepta de bon cœur l’invitation. Sa grande aventure arabe débutait. Depuis l’avion qui la transportait à Charjah, elle vit surgir la vaste étendue de sable et la côte du Golfe semblait parsemée d’étoiles. À l’atterrissage, toutes ces étoiles se muèrent en palmiers. L’émir n’était pas chez lui. En toute hâte, il était parti pour Beyrouth avec sa femme pour une opération chirurgicale urgente. L’émir Saqr prit toutefois les frais d’avion d’Yvonne à sa charge. Leur rencontre allait avoir d’importantes conséquences poétiques pour elle. Ses répercussions se traduisirent par son recueil Sabil al Ayun, Les désirs de fontaine. Oasis Le Prince du silence a dans les yeux des oliviers, – O l’été debut dans les fleurs ! Je ne reconnais plus la couleur des pays où me serrait le coeur aux pentes des collines Son sourire out le jour est la fraîcheur de nos vignes. Dîtes-moi, les graviers tintants dans les sables blessés se sont-ils endormis quand s’est éteint le chant jadis, de mes sandales ? Maintenant je marche pieds nus dans le parfum des fruits. Tout enfin me reste à donner. – Les désirs de fontaine sont les grands chemins. Nos rêves sont des oliviers côte à côte dans le soleil. Mon prince, le silence et un vin d’île et de vent. Il reste la première soif par les pluies à regret défaites de leur ciel. – O mon royaume retrouvé ! Je règne dans ses mains. Debout sur la ville de corail il commande au soleil de replier ses nattes. Son regard est un pont sur la mer. Ouvrez la porte au jour. Le voici qui vient, brillant et calme, portant l’espoir comme un jeune faucon. D’or pur sonne son chant sur les rives de santal. L’amour et la crainte fleurissent son nom. Il est l’EMIR. Charja Sur un air lent, un chant arabe, une rouge libellule danse. Elle écrit peut-être mon nom comme on le prononce à Doha. Peut-être est-ce “n’y va pas, tout est perles à Sharja, tout est larmes et recommence”. Pythonisse libellule, efface et refais tes écrits sur cet air lent, ce chant arabe, danse celle que je suis du regret et de l’espoir. Ecris mon nom d’un jour, de sable et, rouge et bref, mon temps de vie. Charjah était un tout petit État, qui fait partie aujourd’hui des Émirats arabes unis, un port guère plus grand qu’Ostende. Charja se trouve à droite au-dessus, à côté de Dubai Dans le temps n’y vivaient que des pêcheurs de perles et des pirates maritimes. La région était alors connue sous le nom de côte des Pirates. De tout temps, Charjah et ses environs avaient été gouvernés par les Qawasim. Ces pirates s’étaient également établis dans quelques petites îles du Golfe et il y contrôlaient la navigation. En 1829, sous la pression de leurs canonnières, les Anglais obligèrent les Qawasim à signer un accord définitif de collaboration. Aujourd’hui, en politique, définitif » ne signifie pas éternel et, en 1965, les Britanniques mirent sous pression l’émir Saqr, précisément celui de rafiqa Yvonne, afin qu’il reconduise le traité. Il refusa, car les Britanniques voulaient en même temps établir de nouvelles frontières et le priver de sa souveraineté sur les petites îles du Golfe appelées Grande Tunb, Petite Tunb et Abu Moussa. La navigation à travers le Golfe est d’une importance mondiale, tous les pétroliers en route vers l’Europe y passent. Tant les Britanniques que les Américains estimaient qu’il valait mieux qu’une telle route maritime stratégique ne soit pas sous l’autorité d’un poète et ancien pirate, mais qu’elle soit plutôt contrôlée par leur allié, le shah d’Iran. L’émir refusa de céder du territoire à l’Iran, après quoi les Britanniques le destituèrent promptement et l’exilèrent à Bahreïn. Gamal Nasser, à l’époque figure de proue du nationalisme arabe, lui offrit l’asile. Tout Arabe qui s’opposait à l’impérialisme occidental était plus que bienvenu au Caire. C’est là qu’Yonne le retrouva, en 1966, au cours d’une rencontre internationale d’écrivains. Petite chanson pour Mouna Oui ! Oui ! C’est le bonheur qui part sur sa felouque son rire est une fleur et d’ambre est sa chibouque. Où s’en va-t-il ainsi quand j’attends qu’il m’embarque au mitan de midi ? Où va-t-il ce monarque, cet Emir en aba, qui me fit la promesse de partir avec moi ? Il s’éloigne et se presse. Oui, oui c’est le bonheur qui s’en va sans m’attendre, mon Sheikh, mon beau Seigneur au front de coriandre. Au début des années 1970, le cheikh Saqr en eut assez. Il rassembla une petite armée et débarqua à Charjah dans l’intention de reconquérir son trône et les îles. Il fut battu par les forces armées des Émirats et emprisonné à Abu Dhabi. On sait peu de chose sur ce qu’il advint de lui par la suite. Chercher sur Internet fournit toutefois une surprise. Sa fille, Cheikha Hind bin Saqr al Qasimi est elle aussi une poétesse et, à l’occasion de la parution de son recueil Wahj al Lahib L’éclat de la flamme, elle raconta dans une interview que son père lui avait appris à faire de la poésie. C’était un grand poète. C’était. C’est avec Sabil al Ayun, Les désirs de fontaine, qu’Yvonne Sterk se fit connaître dans le monde arabe. Et ainsi, en janvier 1967, elle fut invitée par l’université de Bagdad. À l’époque, Bagdad était, après le Caire, la capitale littéraire des Arabes. Les étudiants l’interrogèrent non seulement sur la littérature, mais aussi sur la politique. Que pensait-elle de la cause palestinienne ? Yvonne dut admettre qu’en fait, elle n’en savait rien. Les choses allaient changer. En avril 1967, à Beyrouth, elle participa à une conférence internationale de solidarité concernant la Palestine et elle y rencontra des écrivains palestiniens connus comme Ghassan Kanafani et la poétesse Fadwa Tuqan. Le congrès en soi ne lui disait pas grand-chose. Trop officiel et surtout très ennuyeux. Elle prit le bus de Saïda, au Sud-Liban. Dans cette région, trois cent mille Palestiniens s’entassaient dans des camps de réfugiés. Elle tomba sur un petit groupe d’étudiants palestiniens qui étudiaient dans l’ombre des ruines d’un château des croisés. Les étudiants l’emmenèrent au camp de Nabatiya et, raconte Yvonne, c’est là que, pour la première fois, la question palestinienne m’apparut très clairement. L’un des garçons raconta comment, en 1948, ses parents – qui n’étaient pas mariés – avaient acheté une maison à Acre Akka, ou Akko, en Israël. Tout autour, ils avaient aménagé une roseraie mais, expliquait l’étudiant, mes parents n’ont jamais pu profiter du parfum de ces roses. Avant que les arbustres aient pu fleurir une première fois, ils avaient été chassés. » Saida Je t’apporte un tambour de terre. Des mains pauvres de potier l’ont tourné à Saida. Doucement, fais le résonner. La peau fine de l’agneau dira l’exil et le filial espoir de ces enfants chassés, qui font, près de la mer, lever les blés futurs sur les ruines d’un château croisé… De Rachaya à Tripoli, les orangers de la mémoire parfument les feux des camps. Et l’on se parle de la terre où sont couchés les vieux parents dans la mémoire millénaire, comme les cèdres du Liban. Prends le petit tambour, délivre sa voix sur la ville, qui secoue sa poussière dans l’absence des questions. En juin 1967 éclata la guerre de Six-Jours et Israël conquit le reste de la Palestine Gaza et la Cisjordanie. Yvonne rapporta les événements à partir de l’Égypte pour l’agence de presse de l’époque, Opera Mundi. En mars 1968, elle se rendit en Israël comme journaliste free-lance pour une agence de presse japonaise et elle visita Jérusalem, qui venait d’être conquise. Les Israéliens détruisirent le quartier arabe de Maghrebi et, en lieu et place, y aménagèrent une vaste place ouverte face au mur des Lamentations. Les cloches sont naïves, fiancées de la lumière elles dansent quand, déjà , ce n’est plus dimanche. Les piocheurs travaillent sous la branche de l’olivier d’un jardin dynamité. Pierre à pierre tobment les siècles pour la pierre introuvable de Lévi. Sous son châle, sous son chapeau, tu chantes faux, Jérusalem, mais tu ne peux fausser la balance du temps. Les innocents tués pèsent le même poids et l’arme des tueurs est d’un même arsenal. Un grand espace nu devant le Mur-des-pleurs et des danseurs sourds et aveugles qui ne protège pas l’antique bouclier. De retour en Belgique, Yvonne Sterk devint membre d’un Comité Palestine Paix et Justice au Moyen-Orient, en compagnie de Marcel Liebman, Luc Sommerhausen et Isabelle Blum. Des socialistes de gauche et des communistes qui, durant la Seconde Guerre mondiale, se trouvaient dans la résistance et qui, ensuite, soutinrent le FLN algérien dans la guerre anticoloniale contre les Français. Quand, en France, la répression contre la direction du FLN devint trop sévère, celle-ci se réfugia en Belgique et c’est grâce à ces personnes que ses membres purent se cacher à Bruxelles. Les Algériens leur en seraient éternellement reconnaissants. Chaque année, l’ambassadeur d’Algérie invite les survivants de ce réseau belge dans un restaurant bruxellois, le Tizi Ouzou. L’Algérie et la Palestine étaient les deux dernières colonies du monde arabe. Elles se soutenaient mutuellement de façon intense. Aussi est-ce à Alger que les membres de Justice et Paix au Moyen-Orient rencontrèrent Yasser Arafat pour la première fois, en décembre 1969. Mais, au sein du comité, il y avait des signes de mécontentement. Isabelle Blum voulait imposer la ligne du Parti communiste et la majorité des membres estimait qu’elle suivait de trop près la ligne politique étrangère de Moscou. L’Union soviétique ne critiquait pas fondamentalement l’État d’Israël, alors que la plupart des membres du comité le faisaient. Sous la direction de Luc Sommerhausen, ils fondèrent par conséquent le Comité national Palestine, qui s’appuyait sur le programme politique du Front démocratique pour la libération de la Palestine. C’était une organisation marxiste, créée au début 1969, qui prônait des points de vue intéressants sur une Palestine future. Il ne fallait pas chercher la clarté dans la plus grande association palestinienne, al Fatah de Yasser Arafat. À la mi-1969, quand je menai toute une série d’entretiens avec d’éminents membres du Fatah, je me heurtai à un fourre-tout très bigarré. À droite, je parlai avec l’ancien grand propriétaire terrien Nashashibi. Pour lui, la libération » de la Palestine consistait plutôt en la récupération de ses avoirs fonciers. À l’extrême gauche, je rencontrai Anis Sayigh, qui faisait une analyse maoïste de la situation. Avec un tel éventail d’opinions, on pouvait difficilement s’attendre à beaucoup de clarté de la part du Fatah. Le Front démocratique différait sur deux points essentiels du reste des treize partis palestiniens qui constituaient l’OLP à l’époque il voulait une Palestine socialiste et proposait aux Israéliens de langue hébraïque une alternative claire à l’État colonial d’Israël. De ce fait, le FD était attrayant pour de très nombreux progressistes en Europe. Il proposait un État binational, avec l’arabe et l’hébreu comme langues nationales et avec des droits nationaux et culturels complets pour les Palestiniens arabes aussi bien que pour la communauté juive hébraïque. * Aujourd’hui, en 2005, il s’avère que c’est toujours la seule solution réaliste car, entre-temps, les deux peuples se sont encore plus étroitement mélangés un cinquième des Israéliens sont arabes et quelques centaines de milliers de colons juifs vivent dans les territoires palestiniens ». Ce point de programme du FD est en contraste flagrant avec ce que le reste de la résistance palestinienne proposait aux Juifs israéliens un statut ottoman actualisé, avec des droits religieux et liés aux individus dans un État arabe de Palestine. Pour montrer clairement que ce ne seraient pas les anciens grands propriétaires fonciers qui allaient déterminer l’avenir de la Palestine, le FD organisait dans ses bases en Jordanie des coopératives où on investissait en commun dans l’agriculture et les équipements sociaux. Les réfugiés palestiniens aussi bien que les paysans jordaniens autochtones pouvaient devenir membres de ces coopératives. Aussi, en 1970, quand Yvonne Sterk voulut aller passer plus de temps parmi les Palestiniens, est-ce le FD qu’elle rejoignit. Elle y travailla comme journaliste free-lance, photographe et fedayin. Quand les chaînes de TV anglo-saxonnes l’interviewèrent dans une base du FD, elle défraya mondialement la chronique comme première femme fedayin européenne ». La télévision belge elle aussi reprit l’interview et cela parut à la une des journaux. Cela ne la fit pas directement aimer de l’establishment qui, à l’époque, se tenait à 100 pour 100 derrière Israël. Dans son interview, elle parlait des bombardements criminels israéliens au phosphore et aux bombes à fragmentation contre les camps de civils palestiniens. Le même ton se retrouve dans ses poèmes Ils étaient tous en moi et pesaient dans mes os quand je parlais du vent, des bleuets, d’un ailleurs… Mais je n’avançais pas trébuchant sur l’oubli, tombant en mon sommeil comme s’ils étaient tombés se figeant dans leurs cris. Il faut, avant la nuit qui vient à ma rencontre, que je lave leurs plaies que je ferme leurs yeux, les roule dans un drap le plus frais, le plus blanc, pour qu’ils puissent dormir bercés sur mes genoux. Depuis Amman, Yvonne fit des rapports pour la Ligue arabe et sporadiquement aussi pour un journal ou une revue de Belgique et, pour le Front démocratique, elle y travailla surtout comme photographe. Sa photo la plus connue deviendra la photo emblématique du Front une manifestation de paysans palestiniens et jordaniens, en compagnie de jeunes fedayin, dans les rues d’Amman. Au premier plan, un vieillard qui a apporté ses propres marteau et faucille et qui les brandit triomphalement au-dessus de la tête. À l’époque, le slogan était “Tariq al yasaar…tariq al nasr”, ou la voie de gauche est la voie vers la victoire ». De temps en temps, la nostalgie remonte dans ses poèmes et elle écrit sur sa région natale, sur la bruyère campinoise Pourquoi ce crépuscule qui flambe sur Damas vole-t-il sa splendeur au pays du genêt ? En 1971, Yvonne Sterk est retournée en Belgique. La situation au Moyen-Orient avait nettement empiré. Au cours du mois de Septembre noir, les troupes de Bédouins du roi Hussein avaient éliminé en grande partie les fedayin en Jordanie. Ceux qui le pouvaient encore s’enfuyaient au Liban. En Belgique, Yvonne milita au sein du Comité national Palestine et elle s’identifia à la cause palestinienne. Elle y donnait des conférences, allant même jusqu’en Suisse. Elle prit sous sa tutelle un jeune Palestinien, aujourd’hui ingénieur en Espagne. Le fils Le fils qui ne m’est pas venu, Fatima l’avait mis au monde sur la plage des mimosas. C’était en l’an cinquante-trois ; Il fut déposé par cette autre dans une crèche à Gaza. A vingt ans je l’ai reconnu ; il arrivait à ma rencontre pour se réfugier dans mes bras. Tant je l’avais porté en moi, qu’il était à ma ressemblance sous le soleil brûlant de froid. Il partit aussitôt venu, faisant de moi comme au Calvaire, une mater-dolorosa. Yvonne reprit ses activités à la biennale de poésie de Knokke et fit en sorte que quelques grands auteurs arabes y soient invités Ghassan Kanafani, Fadwa Tuqan et le prince de la poésie arabe moderne, Adonis. Kanafani n’arriverait jamais à Knokke. Les services secrets israéliens l’assassinèrent en 1972, devant son domicile à Beyrouth. En 1972, Yvonne collabora à un documentaire sur les cours d’eau du Sud-Liban et sur leur importance stratégique dans l’approvisionnement en eau de la région. C’est ainsi qu’elle entra en contact avec le dirigeant des Druzes libanais Kamal Joumblatt, qui était en même temps président du Parti socialiste et porte-parole de la gauche libanaise. Elle devint sa secrétaire privée et sa partenaire de discussion à propos des religions. Les Druzes sont une secte ésotérique. Leur foi est née au onzième siècle en tant que scission de l’islam chiite. Le nombre de Druzes est fixé à jamais. Il n’en vient pas de nouveaux et il n’en disparaît pas. Leur nombre est constant. Chaque mort est directement réincarné en un nouveau Druze. L’utime réincarnation consiste en une unification avec l’Intellect universel. De par sa foi druze, Kamal Joumblatt était très intéressé par l’hindouïsme. En compagnie de Joumblatt et de son amie française, Yvonne se rendit à plusieurs reprises en Inde pour y étudier l’hindouïsme. Les gourous étaient alors très recherchés. En tant que secrétaire privée, Yvonne vécut quelques années au palais de la famille Joumblatt, à Mukhtara. Depuis des générations, les Joumblatt sont les dirigeants religieux et politiques des Druzes libanais. Le palais de Mukhtara a été construit en 1811 par l’émir Bashir Joumblatt. Les voyageurs le décrivaient à l’époque comme une succession de grandes salles, de cours intérieures, de fontaines, de bains, de jardins suspendus et de vastes chambres fraîches. Kamal y naquit en 1916. À l’âge de cinq ans, il perdit son père et il était trop jeune pour lui succéder. Sa mère Sitt Nazira assuma la direction de la communauté et s’opposa à la colonisation du Liban par les Français. Kamal lui succéda en 1943. La religion druze est moins misogyne que d’autres religions du Moyen-Orient. Pourtant, le séjour d’Yvonne à Mukhtara fit sensation. Les Druzes autour de Kamal la surnommèrent la seconde Lady Hester. Lady Hester Il faudrait mourir à Palmyre quand on est reine du vent. Mais rien n’est de ce qu’on désire, On l’a mise en terre au Liban. Parfois revient-elle à Palmyre par la piste des revenants ? A minuit la lune conspire à mêler hier et avant. Est-ce la soie de son turban Qui miroite ainsi sur la mer ? Et n’est-ce pas son cafetan Qu’agitent les remous de l’air ? Je m’imagine, lorsque je rêve à Palmyre en me souvenant, que la rouge fleur de ses lèvres fut la rose du Soristan Lady Hester Stanhope 1776-1839 était une dame de la noblesse britannique nourrissant des idées religieuses passablement bizarres. Elle pensait qu’elle était prédestinée à devenir l’épouse d’un nouveau Messie et elle s’établit au Moyen-Orient, où elle s’habilla et se comporta comme un homme. En tant que femme, elle traversa seule le désert pour se rendre dans la ville en ruine de Palmyre. Cela fit assez impression sur les cheikhs bédouins locaux qui, au lieu de piller sa caravane selon leur vieille habitude, la surnommèrent malika Hester », la reine Hester. Plus tard, elle alla vivre parmi les Druzes au Liban et s’y lia d’amitié avec l’émir Bashir II. Elle mourut dans la solitude, entourée d’au moins trente serviteurs, en son château de Djoun, dans les montagnes qui entourent Saïda. En 1970, quand la résistance palestinienne fut chassée de Jordanie, elle installa son quartier général au Liban. La bourgeoisie libanaise chrétienne de droite ne vit pas débarquer ces musulmans et révolutionnaires d’un bon œil. La gauche libanaise si. Il se forma un important front national-progressiste de soutien à la révolution palestinienne. Kamal Joumblatt se posa en dirigeant de ce front. Il le resta d’ailleurs après le déclenchement de la guerre civile. Cela lui valut toute une série d’ennemis, même en dehors du Liban. Le 16 mars 1977, il fut assassiné. Le 16 mars 1977 Le piège était tendu au tournant de la route les vignes arbitraient les tueurs à l’affût. Mais ils ne savaient pas qu’il s’était levé tôt, avait réglé ses comptes avec l’heure, le lieu et avec ses valets. Ils ne pouvaient pas savoir que l’on ne peut tuer un homme qui déjà était mort à lui-même. Celui qui gisait là n’était plus qu’une image offerte en souvenir d’un Lazare inconnu. Cela signifia la fin du séjour d’Yvonne au Liban et son retour en Belgique. Yvonne est retournée vivre dans une petite maison de la cité minière d’Eisden, de nouveau parmi les genêts et le sable de la bruyère. Bibliographie Les chemins de l’absence, poèmes, Éditions Debresse, Paris, 1954 Le bouleau noir, poèmes, Éditions Le Coup de Lune, Bruxelles, 1955 Choix de poèmes, Éditions L’anthologie de l’audiothèque, Bruxelles, 1961 Les désirs de fontaine, poèmes, Éditions Unimuse, Tournai, 1965 Pour un même réveil, poèmes, Éditions André De Rache, Bruxelles, 1965 Le rempart de sable, Amay L’Arbre à Paroles, 2002. Préface de Jean Dumortier. Extrait du livre de Lucas Catherine Vereertbrugghen “Verre kusten van verlangen” “Lointains rivages du désir”, EPO, 2005 Traduction Jean-Marie Flémal. Publication avec l’aimable autorisation de l’auteur. Yvonne Sterk est décédée le 27 juillet 2012, à l’âge de 92 ans, dans une maison de repos. * NDLR Une critique sévère est faite à propos de l’évolution du Front Démocratique dans l’article Après Wadie Haddad La guerre contre la terreur» et la résistance Le Front démocratique pour la libération de la Palestine figurait initialement sur la liste des terroristes » en tant qu’opposant au processus d’Oslo ; il a été retiré en 1999, suite à des garanties prétendument reçues par les États-Unis par l’entremise du président de l’AP Arafat, dans le cadre des pourparlers en cours, garanties selon lesquelles le FDLP était désormais disposé à revoir son approche politique d’Oslo, de l’Autorité palestinienne et de l’État israélien. Lucas Catherine Lucas Catherine est un auteur bruxellois spécialiste du monde arabe, de la colonisation, des relations entre civilisation occidentale et autres cultures. Il a vécu à Khartoum, Rabat et Dar es Salam. Parmi ses nombreux livres L’Islam à l’usage des incroyants » EPO, 1998, Palestine, la dernière colonie ? » EPO 2003, Gaza » EPO, 2009, Promenade au Congo petit guide anticolonial de Belgique » CADTM, 2010, Le lobby israélien » EPO, 2011. Trouvez ici d’autres articles de Lucas Catherine, publiés sur ce site. Trouvez ici d’autres textes, poèmes d’Yvonne Sterk ou articles la concernant, également publiés sur ce site
ALI , MON AMI, L'AMI DE TOUS LES AMIS ENFIN SAUVÉ !!!! Avec le déménagement des entrepôts du Monde en banlieue, Ali, vendeur à la criée du quotidien dans le quartier Saint-Germain, était menacé de ne plus pouvoir exercer son métier. Une solution a été trouvée les 40 exemplaires qu'il vend seront deposés à Sciences Po. Sa silhouette gracile et ses baskets usées jusqu’à la corde ne déserteront pas les pavés de Saint-Germain-des-PrésVIe de si tôt. Menacé de ne plus pouvoir continuer à vendre à la criée le quotidien Le Monde chaque jour dès 13 heures, Ali vient d’être sauvé par la mobilisation du quartier et de ses clients. Avec le déménagement des entrepôts du journal en banlieue, ce Pakistanais arrivé à Paris il y a 44 ans peinait de plus en plus pour trouver et vendre ses 40 exemplaires tous les jours. C’était sans compter sur l’aide de l’association des anciens de Sciences Po qui s’est mobilisée pour que Le Monde trouve une solution de rechange au vendeur. Les réseaux sociaux ont fait le reste. Contact Info RELIGION Newsletter
Göklerde kartal gibiydim, / J’étais comme un aigle dans les cieux Kanatlarımdan vuruldum ; / J’ai été fusillé par les ailes ; Mor çiçekli dal gibiydim, / J’étais comme une branche de fleurs violettes, Bahar vaktinde kırıldım. / J’ai été cassé dans mon printemps Introduction Dans le cadre du Symposium international et pluridisciplinaire sur le nord de l’Anatolie Identités et territoires de l’Antiquité a nos jours » organisé par l’Université de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis, les 14-15-16 avril 2011, je vais parler de Sabahattin Ali, poete et écrivain de la Prison de Sinop ». Pourquoi Sabahattin Ali ? Parce qu’il est l’un des poetes, nouvellistes, romanciers, dramaturges, traducterurs, journaliste les plus connus de la Turquie, et puis, quand on parle de Sabahattin Ali, ce sont sses poemes chansons de prison » qui reviennent a l’esprit. L’ un de ses poemes qui est toujours gravé sur le mur de sa cellule de prison, est chanté par tout le monde en Turquie, sans savoir parfois a qui appartiennent les paroles comme beaucoup d’autres poemes. Nous pouvons dire que la littérature la plus importante de la Turquie depuis l’Empire ottoman, est la littérature de prison » ou la littérature d’opposition ». La prison, pour beaucoup de poetes et d’écrivains, est une vraie école d’écriture littéraire ; parmi lesquels, c’est Nazım Hikmet bien sur, qui est le plus connu. Il n’a pas seulement cuit lui-meme, mais aussi beaucoup d’autres comme Kemal Tahir, Orhan Kemal, Sabahattin Ali, Ibrahim Balaban peintre illettré,etc. en prison, et plusieurs poetes, écrivains en dehors de la prison avec ses poemes ou ses articles donnés dans les journaux et dans les revues depuis sa cellule sous les pseudonymes différents, et ses lettres envoyées a tous ses amis. Je vais donc parler brievement de l’importance de la ville de Sinope, de sa prison, des poetes et des personnages importants qui ont passéune partie de leur vie dans cette prison et surtout de Sabahattin Ali qui n’a vécu que quarante et un ans dans la premiere moitié du XXe siecle et a été devenu identique de la ville et de la prison. Je veux bien commencer par ce poeme qui a été écrit donc dans cette prison et qui est toujours affiché sur le mur de la cellule ou il est resté a peu pres neuf mois Hapishane Şarkısı V ou Başın öne eğilmesin Chanson de prison V ou Ne courbe pas la tete » Hapishane Şarkısı V Başın öne eğilmesin, / Aldırma gönül aldırma ; / Ağladığın duyulmasın, / Aldırma gönül aldırma… Dışarda deli dalgalar, / Gelip duvarları yalar ; / Seni bu sesler oyalar, / Aldırma gönül aldırma… Görmesen bile denizi, / Yukarıya çevir gözü / Deniz gibidir gökyüzü; / Aldırma gönül aldırma... Dertlerin kalkınca şaha, / Bir küfür yolla Allaha…/ Görecek günler var daha ; / Aldırma gönül aldırma… Kurşun ata ata biter, / Yollar gide gide biter ; / Ceza yata yata biter, Aldırma gönül aldırma…1 Chanson de prison V Ne courbe pas la tete, / Ne t’en fais pas mon ame, ne t’en fais pas ; / Que personne ne t’entende pleurer, / Ne t’en fais pas mon ame, ne t’en fais pas… Dehors les vagues folles, / Elles viennent lécher les murs ; / Ces voix t’apaisent, / Ne t’en fais pas mon ame, ne t’en fais pas… Meme si tu ne vois pas la mer / Tourne les yeux vers le haut ;/ Le ciel est comme la mer, / Ne t’en fais pas mon ame, ne t’en fais pas… Quand tes douleurs se cabrent, / lance une injure a Dieu.. / On a encore des jours a voir, / Ne t’en fais pas mon ame, ne t’en fais pas… On finit les balles en les tirant / On finit les routes en les parcourant ; / Et on finit la peine en la purgeant, / Ne t’en fais pas mon ame, ne ten fais pas… La ville de Sinope et sa prison L’histoire de la ville remonte jusqu’au VIII siecle av. avec l’installation des Milésiens dans la ville. Le philosophe et poete Diogene qui cherchait toujours le vrai homme » est né dans cette ville, dans les années 413 Et puis le roi du Pont, Mitridate en 135 av. La ville est annexée par l’Empire romain en 63 et s’enrichit pendant cette époque. En 1214, la ville est prise par les Seldjoukides. En 1301, les Génois s’installent dans la ville et controlent le commerce de la Mer Noire. Les Ottomans prennent la ville en 1458 et en1853, quand les Russes veulent prendre la ville, les Français et les Anglais interviennent et provoquent la Guerre de Crimée. Dans le passé, pendant l’Empire ottoman et aussi dans la République, la ville est connu plutôt par l’importance de sa citadelle qui se servait également de prison depuis l’Antiquité, elle est, depuis 2000, le musée qui attire le plus de visiteurs. Car, beaucoup de prisonniers importants y compris des écrivains qui ont du hébergé dans cette prison, ont écrit de nombreux poemes, nouvelles, romans, etc. Un feuilleton de télévision Parmaklıklar Ardında Derriere les grilles » qui la vie des femmes dans la prison, est toujours sur l’écran depuis 2007. Ce qui permet de connaitre mieux la ville et la prison dans toute la Turquie. La citadelle est solidée, au cours des ciecles, par onze tours dont les hauteurs des murs arrivent jusqu’au 18-22 metres et a une épaisseur de trois metres. Elle en pierre de taille. Il n’a qu’une seule entrée et sortie de la ville. C’est pour cela, elle n’est pas seulement connue avec ses prisonniers dangereux », mais aussi avec ses exilés comme par exemple ; Refik Halit Karay nouvelliste et romancier 1913-1918, Mustafa Suphi journaliste et fondateur du parti communiste turc 1913-1914, Ahmet Bedevi Kuran écrivain et homme politique 1913-1915, Cevat Şakir nouvelliste et romancier 1890-1973, Burhan Felek journaliste et écrivain 1913, Refii Cevat journaliste et écrivain 1913, Zekeriya Sertel journaliste et écrivain 1925-1926, Et parmi les personnages célebres de la prison, nous connaissons les noms de Kerim Korcan 1938-1948, Osman Deniz 1964- 1944, et c’est peut-etre Sabahattin Ali ; écrivain, nouvelliste, romancier, traducteur, dramaturge et journailste qui est le plus connu de tous qui est également notre sujet de discussion. Sabahattin Ali Sa vie et ses œuvres Sabahattin Ali 1907-1948 est né le 25 février 1907 a Gümülcine, une ville qui est aujourd’hui en Bulgarie. Son père qui était capitain dans l’Armée ottomane, aimait la littérature, soutenait le mouvement des Jeunes Turcs » et était l’ami proche de Tevfik Fikret, grand poete libérateur de la fin de l’Empire ottoman. Sa mere, diplomée de l’école primaire, aimait, elle aussi, lire des romans. Sabahattin Ali Commence l’école primaire en 1914, a İstanbul et la continue a Çanakkale a la suite de la nomination de son père dans cette ville. Il a vécu des des moments difficiles au cours de la Premiere Guerre mondiale. En 1918, ils sont venus s’installer d’abord a Izmir et puis a Edremit, apres l’occupation de la ville par les Grecs et finit l’école primaire dans cette derniere ville. Avec la dissolution de l’Armée ottomane, son père quitte l’armée et ils font le métier de marchand de rue pour pouvoir survivre dans les conditions tres dures de cette période de transformation. Sabahattin Ali perd son père en 1926 et finit l’école moyenne d’Instituteurs d’Istanbul, le 21 aout 1927, le poeme qu’il a écrit pour lui a été publié dans la revue Güneş=Soleil », le 15 janvier 1927. Il est nommé comme instituteur dans une ville de l’Anatolie centrale, Yozgat, une ville conservatrice qu’il n’a pas aimé et a son retourne a Istanbul, a la fin de l’année scolaire, passe un examen aupres du Ministere de l’Education nationale et est qualifié parmi les boursiers qui vont en Allemagne pour devenir professeur d’allemand dans les écoles secondaires. La, il y reste deux ans et trouve l’occasion de lire plusieurs ouvrages des auteurs classiques. Sabahattin Ali retourne en Turquie, en 1930 sans finir son école et travaille quelques mois dans une école primaire a Istanbul. Il réussit l’examen de langue étrangere organisé par l’Institut pédagogique de Gazi a Ankara et obtient le diplôme de professeur d’allemand. Au début de l’année scolaire de 1930-1931, il est nommé a l’école secondaire d’Aydın, une ville a l’angle de la Mer égéenne et de la Méditerranée. Sabahattin Ali écrit ses premiers poemes et nouvelles dans les revues Güneş », Servet-i Fünun », Akbaba », Hayat », Irmak », Meşale », etc.. Il a fait connaissance avec Nazım Hikmet qui travaillait, dans ces années-la 1930-1931 dans la revue Resimli Ay », une revue de gauche ou Sabahattin Ali apporte ses nouvelles l’Histoire d’une foret » et l’Histoire d’un navigateur », premieres nouvelles qui touchaient la réalité sociale »… Selon Sabiha Sertel, l’amie et collaboratrice de Nazım Hikmet dans Resimli Ay », Sabahattin Ali qui connaissait la littérature progressiste allemande, qui était quelqu’un de gauche, mais n’avait pas encore des idées socialistes. C’est Nazım qui l’a poussé non seulement a l’art réaliste », mais aussi au socialisme et a écrire des romans.»2 Sabahattin Ali a été arreté, la premiere fois a Aydın, a cause d’un journal du Parti communiste turc trouvé dans les armoires de ses éleves internes de l’école ou il travaillait. Il a passé trois mois en prison de la ville et c’est la qu’il a fait la connaissance de Youssouf le taciturne. Apres son acquittement, il est renvoyé a Konya, une ville historique de l’Anatolie centrale et plus conservatrice qu’Aydın. Il y commence a rédiger son premier roman, Youssouf le taciturne. Il est de nouveau condamné a un an de prison a cause de ses écrits et surtout a cause de l’ espionnage de l’un de ses amis » prétendant qu’il avait insulté Mustafa Kemal, alors président de la République. Ali est arreté le 26 décembre 1932, passe quelques mois dans la prison de Konya et par la suite, renvoyé en 1933, a la prison de Sinop, ville antique située au d-bord de la Mer noire. Il retrouve sa liberté, neuf mois plus tard, avec une amnistie générale a l’occasion de la dixieme anniversaire de la proclamation de la République. A sa sortie de la prison, Sabahattin Ali commence a travailler au Ministere de l’Education nationale comme responsable du Bureau des publications en 1934. Il se marie en 1935 et fait son service militaire en 1936. Sa fille Filiz Ali est née en 1937. Apres son service militaire, en 1938, il enseigne le turc a l’Ecole de Formation des maitres de musique a Ankara et devient dramaturge de l’école. Il est de nouveau appelé a l’Armée avec le commencement de la Deuxieme Guerre mondiale en 1940. Il fait partie de l’équipe des traducteurs, au cours de Ministere de l’Education nationale de Hasan Ali Yücel, qui ont traduit plus de cinq cents classiques de tous les pays du monde. Sabahattin Ali écrit, entre autre, son deuxieme roman Le diable qui est en nous » en 1940 et son troisieme roman La madone au manteau de fourrure » en 1943. Au total, il a un recueil de poemes écrits a la manière de la poésie populaire Les montagnes et le Vent » 1943, cinq recueils de nouvelles Le moulin » 1935, Le chariot » 1936, La voix » 1937, Le nouveau monde » 1943, Le kiosque en verre » 1947. Il traduit également des ouvrages de Max Memmerich, de Sophocle a partir d’une traduction allemande, de H. Von Kleist, de A. V. Chamisso, de E. Hoffman, de Ignazio Silone, de Pouchkine et de F. Hebbel entre 1941-1944. L’auteur a eu des problemes avec les milieux de droite qui ont fait suppression sur le gouvernement et surtout sur le Ministere de l’Education nationale qu’il le quitte et vient s’installer a Istanbul pour gagner son pain dans la presse et dans l’écriture. Ali publie un journal satirique avec ses amis Aziz Nesin et Rıfat Ilgaz Markopaşa » Marko-pacha en 1945 a Istanbul. Et chaque fois que le journal est fermé, ils changent son nom et ils continuent avec un autre nom Malum Paşa », Öküz Paşa », Merhum Paşa », Ali Baba » et apres l’assassinat de Sabahattin Ali en 1948, la revue a été parue également sous le nom de Yedi Sekiz Paşa » et Medet » jusqu’en 1950. Sabahattin Ali, dans le premier numéro de Merhum Paşa, le 26 mai 1947, écrit ceci a ses lecteurs, Nous ne publions pas ce journal pour ceux vivent comme des tiques sur le dos du peuple. Nous ne publions pas ce journal pour ceux qui passent leur vie en bavardant. Non, nous publions ce journal pour ceux qui gagnent leur vie a la sueur de leur front ; dans la terre, sur la machine, avec leur plume ; nous le publions pour ceux qui sont honnetes. »3 Markopaşa et les suites étaient toujours dans l’opposition et utilisaient un langage satirique malgré les fermetures, les interdictions, les menaces, les gardes a vue et les arrestations de ses écrivains et de ses propriétaires. Nazım Hikmet est déjà en prisondepuis1938. Les Allemands, d’un coté, les Anglais de l’autre veulent pousser la Turquie a la guerre, et chacun veut trouver ses sympathisants et collaborer avec ses hommes a l’intérieur du pays. Nihal Atsız, un nationaliste-raciste tres connu des années quarante, écrit, dans sa revue Orhun », une lettre ouverte » au premier ministre, Şükrü Saraçoğlu, pour reclamer les revues de gauche et leurs écrivains qui sont considérés comme des traitres », parmi lesquels il cite les noms de Sabahattin Ali, Dr. Pertev Naili Boratav, Prof. Sadrettin Celal Antel, Ahmet Cevat Emre, etc., et il demande également la démission du Ministre de l’Education national, Hasan-Ali Yücel qui les embauche dans les institutions dépendantes du Ministere. C’est pour cela que Sabahattin Ali quitte ses fonctions dans le Bureau de traduction et au Conservatoire d’Ankara, le 11 décembre 1945. Par la suite, Hasan-Ali Yücel aussi quitte le Ministere en 1946 et un sympathisant d’Hittler, Reşat Şemsettin Sirer le remplace. Les racistes-touranistes sont maintenant plus forts dans le gouvernement. Ils attaquent partout les journaux et les revues de gauche, les locaux des associations, les recteurs et les enseignants des universités. Ils font signer la démission au recteur de l’université d’Ankara, le nouveau ministre supprime les départements des professeurs tres connus comme Pertev Naili Boratav, Niyazi Berkes, Mediha Berkes, Behice Boran, Adnan Cemgil, Muzaffer Şerif Başoğlu, etc..Boran et Berkes sont condamnés, en meme temps, a trois mois de prison a cause de leurs écrits dans les revues Adımlar », Yurt ve Dünya », etc.. Par la suite Boratav va en France, Başoğlu aux Etats-Unis, Berkes au Canada. Sabahattin Ali est condamné de meme a quelques mois de prison. Comme il ne peut pas avoir son passeport, il veut sortir clandestinement du pays et a la frontiere bulgare, il est assassiné par des gens qu’on ne les a jamais identifiés Place de Sabahattin Ali dans la littérature turque contemporaine Quand on parle de la littérature turque, on commence a parler des premieres inscriptions trouvées en dialecte de Göktürk » a Orkhun et a Yenissey en Asie centrale, au 8e siecle 732-735. C’est la période pré-islamique. Aux XIe , XIIe et XIIIe siecles, on voit naitre des écrits en dialecte ouigour et sous forme poétique de Yusuf Has Hacib 1067-1070, le premier dictionnaire de la langue turque de Kaşgarlı Mahmut écrit pour défendre le turc contre l’arabe et le persan, et pour l’enseigner1072-1074, etc. On peut citer également les noms d’Ahmed Yesevi au XIIe siecle, Yunus Emre au XIIIe siecle, Kadı Burhanettin au XIVe siecle, et sans oublier bien sur les noms de Nasreddin Hoca, Hacı Bektaş Veli, Ali Paşa, Pir Sultan Abdal, Köroğlu, Karacaoğlan, etc.. A la suite de l’islamisation des Turcs chez les Seljoukides et puis chez les Ottomans, et surtout avec l’institutionnalisation de l’Islam dans l’Etat ottoman pendant les pouvoirs de Mehmet II et le Sultan Yavuz Selim, on constate un grand envahissement du turc par l’arabe qui est la langue du Coran et par le persan qui est langue de littérature et des beaux arts. Ce qui est intéressant, Yavuz Selim écrit ses poemes en persan et Ismail, le Chah d’Iran de meme époque écrivait les siens en turc… La langue ottomane est composée du turc, de l’arabe et du persan, au début. Par la suite, on voit aussi l’influence d’autres langues, surtout du français. Elle est un sacrée mélange des langues que ni les Turcs, ni les Arabes et ni les Persans ne la comprenaient, sauf les gens du Sérail ottomans et peut-etre ceux qui ont une certaine éducation dans les medressés pouvaient la lire et l’écrire tant bien que mal. Donc, on a une littérature ottomane dans cette langue qu’on l’appelle la poésie du Divan, de la Sublime Porte avec la métrique arouz», et une autre littérature dans la langue du peuple, c’est-a-dire en turc, ce qu’on appelle la poésie populaire turque avec la métrique syllabique ». On peut y ajouter, bien sur, l’influence des littératures européennes en général, mais en particulier, l’influence de la littérature française a partir du XIXe siecle, surtout, a partir du mouvement des jeunes turcs qui ont séjourné en France et dans les autres pays européens. Ils introduisent de nouveaux genres littéraires comme le roman, la nouvelle ou les essais qui n’existaient pas dans la tradition littéraire turque. Alors, Sabahattin Ali est considéré l’un des nouvellistes et romanciers turcs qui ont développé ces genres dans la langue turque, d’apres la période de la République, et surtout apres les réformes de l’alphabet 1928 et de la langue 1932. Il ne faut pas oublier que ceux voulaient purifier la langue et la littérature en faveur de la langue du peuple étaient influencés, avant tout, de la Renaissance, de la Réforme, de l’Age des Lumieres, de la Révolution française, de la création de l’Etat-nation et des langues nationales. Sabahattin Ali écrit ses poemes avec la métrique syllabique, c’est comme la poésie populaire qui est chantée par les Aşık amoureux s’accompagnant du saz, instrument de musique tres connu chez les Turcs depuis XIIe et XIIIe siecle et qui est encore utilisé dans toute la Turquie, mais aujourd’hui, tres peu de poetes amoureux » qui chantent leurs poemes dans les cafés ou dans les rues… Ali continue son aventure littéraire avec les nouvelles qui refletent surtout la réalité sociale de la Turquie des années trente et puis les romans jusqu’ a sa mort en 1948, a l’age de 41 ans. Nazım Hikmet, dans une lettre a Sabahattin Ali, écrit ceci, en 1943 …Je parle concretement Tu es aujourd’hui le représentant de la nouvelle et du roman. Apres toi, nous avons Kemal Tahir, et puis Orhan Kemal et Suat Derviş. Kemal Tahir est un peu plus avancé par rapport a Orhan Kemal qui n’est encore qu’un poussin, un poussin plein de promesses, mais il est dans l’impossibilité de faire publier ce qu’il écrit. Quant a Suat Derviş, je crois qu’il n’écrit plus. Donc, c’est toi seule qui es le drapeau de la nouvelle et du roman turc. Aujourd’hui, c’est comme cela. Je comprends bien les difficultés et les responsabilités. Mais, je compte sur toi et j’en suis sur que tu assumeras toutes ces difficultés que tu portes. J’attends ton roman comme j’attends mon bébé qui va naitre. …4. Le premier roman de Sabhattin Ali, Youssouf le taciturne est réquisitionné apres la publication,le 14 juin 1937, comme quoi il était contre les valeurs de la vie familiale et le service militaire. L’un de trois rapporteurs désignés par le tribunal est Raşat Nuri Güntekin, romancier tres connu et inspecteur du Ministere de l’Education nationale de l’époque. Il dit cela A ma connaissance, Sabahattin Ali est le plus grand nouvelliste de sa génération. Et son roman Youssouf le taciturne est l’œuvre important qui pourra éclairer le visage de notre pays et de notre littérature. Youssour le taciturne est un roman du genre que les européennes l’appellent le roman des moeurs et des traditions ». Ce genre d’ouvrages décrivent et critiquent surtout les institutions socio-politiques, le moral, les caractéristiques, les attitudes des gens et des classes sociales. Ils attaquent les mauvais cotés des institutions et des lois ou les obstacles qui empechent leur bonne fonctionnement et leur bonne application… ».5 Reşat Nuri Güntekin espere bien que le Procureur de la République ne donnera une décision qui empechera le développement de ce nouveau genre. Dans la préface de la traduction de la Madone au Manteau de Fourrure », on dit ceci Sabahattin Ali est l’un des écrivains les plus importants des premieres années de la République. … Ses œuvres prennent comme sujet les réalités rurales premiere fois dans la prose, surtout dans la nouvelle, sociales et psychologiques de l’Anatolie, et de meme que les soi-disant intellectuels d’Istanbul et d’Ankara. Ali est un grand défenseur du socialisme et il a été condamnés plusieurs fois en raison de ses idées et de ses écrits politiques. » …6 La Turquie n’est pas entrée a la Deuxieme Guerre mondiale, mais a subit d’importants changements et de transformations dans tous les domaines de la vie, positifs et négatifs a la fois. On voit, d’une part la création des Instituts de village, du Bureau de traduction, des universités, des musées et d’autres institutions du progres, et d’autre part l’influence plus fort de l’impérialisme et du nazisme dans le pays. Et puis, la doctrine de Truman et le Plan Marshall qui positionnent la Turquie contre l’URSS et le bloc socialiste avec les pressions et la chasse a l’homme de la Guerre froide. Dans cette période, Nazım Hikmet qui est toujours en prison, travaille malgré tout, comme une école. Il écrit, a la fois ses œuvres et essaye d’instruire et de soutenir les jeunes écrivains en prison ou a l’extérieur. On peut citer les noms de Kemal Tahir, Orhan Kemal, Sabahattin Ali, le peintre illettré Ibrahim Balaban a l’intérieur ; Orhan Veli, Oktay Rifat, Melih Cevdet Anday, Bedri Rahmi Eyuboğlu, Cahit Sıtkı Tarancı, Asaf Halet Çelebi, A. Kadir, Behçet Necatigil, Cahit Külebi, Rifat Ilgaz, Aziz Nesin, Oktay Akbal, Haldun Taner, Necati Cumalı, Ceyhun Atuf Kansu, Ömer Faruk Toprak, Fazıl Hüsnü Dağlarca, Ahmet Hamdi Tanpınar, Attila Ilhan, Tahsin Saraç, Enver Gökçe, Ahmed Arif, Hasan Hüseyin Korkmazgil, Şükran Kurdakul, Salah Birsel, Arif Dino et les autres plus jeunes a l’ extérieur. Certains d’entre eux ont aussi connu la prison plus tard. Et nous pouvons dire facilement qu’un tres grand nombre des poetes et prosateurs qui succedent a ses ainés ont suivi et suivent toujours leur chemin, et la littérature turque était et est, dans la grande majorité, une littérature progressiste et tres vive d’un certain réalisme social » qui a pour themes privilégiés les difficultés de la vie des paysans, des ouvriers, des gens de l’exode rurale qui viennent vivre dans des bidonvilles autour de grandes villes, des intellectuels de petits bourgeois, etc.. Conclusion Sabahattin Ali était un écrivain d’avant-gardiste comme Nazım Hikmet. Quelles que soient les conditions dans lesquelles il se trouvait, il n’a jamais arreté d’écrire. Il a toujours parlé avec le langage du peuple et de ses problemes. Il a bien montré combien le turc était une langue littéraire malgré son rejet au cours de six siecles de l’Empire ottoman. Il a toujours défendu les intérets du peuple, une vie et un monde meilleur. Et il en a payé cher comme ses contemporains en Turquie. Dans l’une de ses nouvelles écrites dans la prison de Sinop, il décrivait son état d’ame comme le suivant Je suis resté longtemps dans une prison au bord de la mer, moitié dans les eaux. La voix des vagues qui se heurtaient aux murs de la prison, tintait dans les pieces en pierre et nos appelaient a des longs voyages. Des muettes qui s’envolaient derriere les murs en laissant des gouttes d’eau de leurs plumes, nous renvoyaient des clins d’oeil avec un certain étonnement et s’éloignaient tout de suite. Mettre, d’une part, un écrivain dans une prison, c’est de lui faire du bien. D’autre part, ce qui est pire c’est de savoir et voir combien la liberté est proche et en meme temps loin. A quelques pas, entendre et sentir la mer qui peut vous amener a des grandes libetés, et apres, regarder les murs épais de la citadelle et devoir imaginer la mer dans les yeux, ce n’est pas une torture, non ? »7 Sabahattin Ali est aujourd’hui l’un de deux grands nouvellistes les plus lus de la Turquie avec Sait Faik. Il vit et vivra toujours dans la conscience des gens qui esperent et qui luttent pour un monde meilleur. Je finis ma communication avec les propos de Hıfzı Topuz, l’un de ses amis poroches de Sabahattin Ali, qui a écrit un roman intéressant a partir de la biographie de l’auteur Ne courbe la tete Le roman de Sabahattin Ali » La tete de Sabahattin Ali ne s’est jamais courbée. Il a toujours défendu ses pensées dans ses œuvres et dans ses articles de journaux…Dans sa vie tres courte de 41 ans, il a donné non seulement des productions littéraires exemplaires qui ont été traduites dans plusieurs langues du monde, mais il a voulu aussi que son pays soit indépendant, libre et contemporain…Il a vécu avec les reves de ces valeurs, et il a payé ses reves au prix d’etre condamné en prison, d’etre exilé et d’etre assasiné dans les forets d’Istranca a la frontiere bulgare.8 Ey gönül kuşa benzerdin, / O mon ame tu ressemlais a un oiseau, Kafesler sana dar gelir ; / Les cages étaient trop petits pour toi ; Bir yerde durmaz gezerdin, / Pas un lieu, mai tu te baladais partout, Hapislik sana zor gelir. / C’est tres dur d’etre emprisonné Références Ali Sabahattin, Bütün Eserleri Dağlar ve Rüzgar, Kurbağanın Serenadı, Diğer Şiirler”, Ed. Cem, Istanul, 1990, p. 39. http. // www. biyografi info / Sabahattin Ali Ali, Sabahattin, “Markopaşa Yazıları ve Ötekiler”, Préparé par Hikmet Altınkaynak, Ed. YKY. Istanbul, 1998, p. 179. Ali, Sabahattin, “Hep Genç Kalacağım Mektup”, Ed. YKY, Istanbul, 2008, Ali, Sabahattin, “Mahkemelerde Belgeler”, Ed. YKY, 2004, p. 65. Ali, Sabahattin, “La madone au Manteau de Fourrure”, Ed. Le Serpent a Plumes, Paris, 2007. Ali, Sabahattin, Bütün Öyküler I », Ed. YKY, Istanbul, 1997, Topuz, Hıfzı, “Başın Öne Eğilmesin Sabahattin Ali’nin Romanı”, Ed. Remzi, Istanbul, 2006.
Le studio Disney a signé son grand retour d’un point de vue artistique et côté finances, rien à dire. Et pourtant, il va encore aller plus haut. Le nouveau projet du studio est l’adaptation d’un conte arabe ayant pour héros un jeune voleur des rues nommé Aladdin qui va réveiller un super génie qui lui accordera 3 voeux. Le parolier Howard Ashman signait là sa dernière participation à un film Disney avant sa disparition en 1991 et la plupart de ses chansons ne nous sont pas parvenues car le script a subi d’important changement durant les 3 années de développement. Il sera remplacé par Tim Rice et la qualité continuera d’être au rendez-vous, toujours avec le fidèle Alan Menken à la baguette. Le plus gros apport du film est sans conteste la participation de Robin Williams, qui double le Génie et qui a fait du film une des meilleures comédies des 90’s, les scénaristes n’ayant qu’à piocher au milieu des ses 16 heures de dialogues improvisés pour à peine 20 minutes de présence à l’écran pour faire hurler de rire le monde entier les autres personnages étant d’ailleurs assez drôle également, chacun dans leur style, sans oublier une animation au top, un rythme fou et une intrigue habile et riche en sous-texte. La star assure aussi l’interprétation des 2 chansons de son personnage, Je suis ton meilleur ami » et Prince Ali , toutes les 2 signées Ashman. Bien sûr, ce ne sont pas celles-là qui marqueront le plus le public même si c’est le cas du petit garçon que j’étais et que c’est Tim Rice qui décrochera le gros lot aux Oscars. Ce rêve bleu » auquel je préfère largement le titre VO A whole new world sera en effet le vainqueur 1993 de l’Oscar de la meilleure chanson mais aussi, entre autres, d’un Golden Globe et de 3 Grammy Award. De son côté, Alan Menken réalisera un triplé historique avec son 3ème Oscar consécutif de la meilleure musique de film devant des pointures comme Jerry Goldsmith ou John Barry. Le film compte peu de chansons et Menken continue d’asseoir son style, utilisant toujours beaucoup d’instruments qu’on entend peu souvent et multipliant les cuivres avec toujours un rythme endiablé ou d’autres moments plus calmes. Il évite surtout le piège des sonorités arabisantes et son inspiration se trouve plus du côté du Michel Legrand de Lawrence d’Arabie . Le résultat final est cohérent, certes de moindre importance qu’au départ le thème de Nuits d’Arabie » était censé revenir tout au long du film avant que cette idée soit abandonnée, réduisant ainsi l’importance du compositeur et malgré quelques morceaux instrumentaux de haute volée, je trouve qu’on reste en deçà des compositions précédentes. Le film sera le plus gros succès de l’animation à l’époque, devenant le 1er film du genre à passer la barre des 200 millions de $ aux USA. 2 nouveaux Oscars pour le studio en plus de 24 autres prix à travers le monde, un succès public mondial, un triomphe artistique sans égal, la succession d’un parolier de génie assurée, on se dit que c’est l’apogée du style Disney surtout qu’un autre chef d’oeuvre est programmé. Sauf que ce dernier ne sera pas celui prévu. A suivre…
ali mon ami est en arabie chanson