Lescarnets de route de Tintin: La Chine: 2004: -0: Hergé: Le crabe aux pinces d'or Suivi de Tintin au pays de l'or noir (Les aventures de Tintin) 1975: 978-2-7242-5925-4: Hergé: Les Adventures de Tintin. 3 Bände: 1988: 978-2-7242-5927-8: Les aventures de Tintin, album double: Vol 714 pour Sydney, Tintin et les picaros: 1989:
Cest Dieu qui a créé le monde, mais c'est le diable qui le fait vivre. Citation de Tristan Bernard ; Œuvre : Sur les grands chemins - 1911. Les femmes sont anges à l'église, diables en la maison et singes au lit. Citation de Dicton français ; Œuvre : Gabriel Meurier, Trésor des sentences - 1568. Le diable est pur parce qu'il ne peut
Princesseen danger (6e 5e) Rageot: 2006: Collège Eugène Delacroix 76540 Valmont: questionnaire: correction: Bottero Pierre : Tour B2 Mon amour (4e3e) QCM: Flammarion Tribal : 2004: Collège Langevin 59129 Avesnes les Aubert: questionnaire: correction: Bottero Pierre: Tour B2 mon amour: Flammarion: 2004: Collège St Barthelemy 4000 Liège Belgique:
Latrès populaire histoire d’amour d’Antar avec sa cousine Abla - qui a surtout retenu l’attention des cinéastes - a d’abord été relatée par Al-Asma’i, un poète de la cour de Haroun Al-Rachid (IXe siècle), avant de devenir le noyau de tous les récits des conteurs de rues moyen-orientaux et l’inspiration de romanciers, de peintres et de musiciens. Alphonse de Lamartine
OpenSpace Limited Edition #3 x MOT SUR IMAGE. Open Space Limited Edition est un RDV mensuel de la Colonie questionnant la publication en tant que pratique artistique et curatoriale et interrogeant le livre comme espace discursif. Au programme, partages d’expériences éditoriales sous forme de conférences et workshops performés avec des
Lesstars sont comme bien des parents : pour immortaliser la naissance de leur bout'chou, elles osent le tatouage-hommage. D'Angelina Jolie Ă Kylie Jenner, en passant par Kendji Girac et Caroline
R7dRzg. Soraya est sans doute l’une des plus belles découvertes de ce nouveau casting des Princes et Princesses de l’Amour 5. La jeune femme a fait son entrée dans l’aventure pour tenter de séduire le ténébreux Tristan. Et une chose est certaine, depuis son arrivée, elle ne laisse personne indifférente. Ni son prince, ni les candidats, ni même les réseaux sociaux. Et dans le dernier épisode, diffusé ce jeudi 13 janvier 2022, la jolie brune a décidé de marquer des points avec Tristan, en lui préparant une surprise de taille. En effet, la prétendante s’est transformée en… Soraya Dion. Vêtue d’une robe longue à paillettes, la belle a chanté une chanson, aux paroles remixées, devant tout le monde. Mais dès les premières notes de la musique, les candidats ont éclaté de rire face à la fausseté de la voix de Soraya et du texte, hilarant. D’ailleurs, Yola, l’une des princesses du programme vient de révéler avoir été sous l’emprise d’Hicham pendant le tournage ! Fou rire sur les réseaux sociaux Mais après la prestation très remarquée de sa prétendante, Tristan a dû se rendre à l’agence de Magali Berdah. Pour un coaching avec les deux experts, Seby Daddy et Léa Mary, ancien couple star du programme de W9. Et grâce à ce moment passé avec les deux tourtereaux, le jeune homme a réalisé que le feeling ne passait pas plus que ça avec Soyara, et qu’elle n’était finalement pas son style. De retour à la villa et après un cours de danse avec une autre membre de l’agence, l’ex d’Inès Loucif a pris une décision très importante. Il a choisi d’utiliser sa carte switch pour échanger Soraya avec Manon, qui lui manquait beaucoup. D’ailleurs, les deux ont échangé plusieurs baisers, le soir même, en boîte de nuit. Une véritable trahison pour Soraya, qui a vu les images du rapprochement et qui avait pourtant tout donné pour séduire son prince. J'étais morte de rire ça faisait longtemps dans une TVRMerci Soraya LPDLA9— Nathalie Anne eilahtan79 January 13, 2022 J'étais tranquillement en train de boire mon bol de lait, j'étais en kiff sur la combinaison de Soraya, et tout… Puis elle s'est mise à chanter telle une pie chantant comme une casserole J'ai tellement ri!! LPDLA9 LPDLA W9 Cess Crotte2Tweet January 13, 2022 Sur Twitter, c’était l’hécatombe. Les internautes ont réagi à la prestation très originale de la jeune femme Soraya, la gênance c’est son terrain de jeu préféré », Soraya la meuf a 33 ans, sa voix n’a pas fini de muer !! », Mais Soraya je l’adooooore mdr elle est géniale », Ils font exprès de chanter ou c’est comment ?? À chaque fois c’est gênant », Ptdr pardon mais Soraya on en parle ? » ou encore, Soraya pourquoi tu chantes ???? », a-t-on pu lire sur le réseau social de l’oiseau bleu.
Le nouvel épisode de la neuvième saison des Princes et Princesses de l'Amour LPDLA9 est disponible sur Salto dès samedi 27 novembre. Le jeudi dernier, la chaîne W9 dévoile la ligne de départ des Princes de l'Amour 9 dans sa story sur Instagram. Les candidats prêts à trouver leur âme sœur veulent impressionner les téléspectateurs. Quelles surprises attendent l'audience de LPDLA9 ?Les prétendants se donnent à fond pour trouver l'amour dans LPDLA9Les premières images dévoilées par W9 ont suscité la curiosité de la communauté. La Belge âgée de 22 ans, Kayla Kula, a scotché les candidats avec son punchline dans le teasing "je suis une miss mais, je ne suis pas là pour être la miss de tout le monde, je ne suis pas là non plus pour être la première dauphine de mon Prince, je suis là pour être sa queen". Du côté des Princes, Guillaume, 32 ans, directeur dans l'immobilier a formulé clairement son attente "dans la vie j'ai tout ! Il manque plus que l'amour". Il serait séduit par le charme naturel, la sincérité et la joie de vivre de sa est le deuxième prince à faire son t-il enfin l’amour ? Découvrez-le dans le nouvel épisode inédit de “Les princes et les princesses de l’amour” dès samedi soir sur Salto et du lundi au vendredi à 18h50 sur W9 !LPDLA9 Salto Salto_fr November 26, 2021La prétendante de Nathan, Marwa Loud, 25 ans, n'est pas allé par quatre chemins "je sais ce que je veux, je cherche un Prince". Nathan, surpris par la réaction de sa prétendante, a indiqué que Marwa faisait comme si rien ne s'était passé entre eux avant le tournage. La jolie blonde aux yeux bleus, originaire de Lille, Yoly, figure parmi les candidates sur la ligne de départ. La participante de Secret Story 7, Alexia Mori, a fait monter la température à son arrivée, avec sa "démarche à Nicole Scherzinger des Pussycat Dolls". Le candidat emblématique de Koh-Lanta, Dylan Thiry, l'a encensé "Juste en tournant sur elle-même, elle nous a mis tous en bombe". LPDLA9 les candidats qui arriveront au cours de l'aventure envoient du lourdL'influenceuse Soraya Belhadi avec 57 000 abonnés sur Instagram a publié dans sa story qu'elle arrivera en cours de l'aventure inédite de LPDLA9. Neverly des Princes de l'Amour 8 et la belle brune Leana Zaoui de La Villa 6 participeront également au programme. Ces candidats rejoindront l'aventure Mathias Lammari révélé dans la précédente saison des Princes de l'amour, Tristan Maurisse de Love Island, l'ex de Nathanya Sonia , Antoine Goretti, ainsi qu'Alex Giudicelli Les Marseillais à Dubai.Épisodes inédits des LPDLA9 'c ma base émission'Suite à l'"Affaire Illan" qui a énervé les internautes, les hashtags boycottw9 boycottillan continuent d'envahir les réseaux. Ses détracteurs souhaitent que la prod floute 'le charo' dans les réseaunautes ont également critiqué la participation des candidats comme Illan et Isabeau dans LPDLA9. Les couples qui s'affichent sur les réseaux ne seraient plus crédibles dans l' programme des Marseillais vs Le Reste du Monde a touché à sa fin, les fans de téléréalité ont exprimé leur engouement pour la nouvelle saison de LPDLA9 "C'est du high level Neverly Mathias Léana Alex je vais être à fond sur cette saison""Les princes et princesses de l’amour c ma base émission c fini de regarder fifa tt les soirs""Hâte que lpdla9 commence""reine Haneia is back j’ai trop hâte de voir ça LPDLA9""J'ai trop hâte les Clash dans les Princes et les Princesses, Dylan Anthony Illan Haneia Isabeau Sebby Daddy, ça va partir en cacahouète, ça va chauffer de ouf LPDLA9" © TOUS DROITS RÉSERVÉS
Elodie, candidate des Princes de l’Amour, et prétendante de Benjamin a tout de suite su séduire les internautes grâce à son physique avantageux. Nouvelle arrivante dans l’émission, elle réussit à se faire une place entre Priscilla et son prince. En effet, le beau gosse du Sud de la France n’est apparemment pas insensible au charme de la belle nîmoise. Cependant la prétendante est surtout présente pour mettre en avant son combat en effet Elodie défend la cause animale. Elle décide de jouer de son physique en postant des images très sexy et ainsi sensibiliser le net à ce qui la tient à cœur.
Sujet M Mon petit frère adoré feat Nathan O'Toole Mar 3 Mai - 1629 Valerian LachennDisponibleLa personne que je recherche Nom Lachenn Prénom votre réponse ici Surnom votre réponse ici Date & Territoire de naissance .../.../502 à Nix Aquam Territoire actuel + Depuis quand Nix Aquam depuis la naissance Origines des parents Eau + Helvetis Âge 10 ans Dons Aucun Métier ou Occupation écolier Orientation sexuelle Au choix État civil Célibataire Groupe Aquae Niveau de croyances envers les divinités Au choixInformations sur le personnageValerian est né alors que sa sœur avait dix ans, la mère est morte en couche à ce moment là , je pense qu’il pourrait au fond de lui s’en vouloir à vous de voir. Il adore son père qui est dans la garde de la famille royale, la mère y travaille elle faisait un peu tout. Il grandi dans l’amour de son père et de sa sœur qui le protège peut être un peu de trop jusqu’à l’étouffer étudie mieux que sa sœur à l’école, il se fait bien plus d’ami s ies qu’elle, c’est un enfant très joyeux toujours de bonne humeur, il hâte d’avoir son nouveau don et de grandir, il rêve de voyages et d’ pense devenir explorateur, de ne pas rester sur place, il ne sait pas encore qu’une guerre peu s’abattre n’importe quand, il n’a pas cette notion là encore, trop jeune et naïf, peut être changera t’il d’avis ?Le père est décédé il y a un an, ils ne sont plus que tous les deux, sa sœur lui à promis de s’occuper de lui, de le protéger et de l’aider, pour cela elle est rentré dans la garde royale faire comme leur père, lui en veut il d’être plus absente ? Il peut être un peu plus croyant que sa sœur, d’ailleurs il pourrait ne pas comprendre le choix qu’elle fait, cela peut le mettre en colère, et engendrer des disputes entre eux, mais ils s’aiment beaucoup tout de embêter sa sœur il aime bien aller au Palais, apprendre et forger sa curiosité toujours à la recherche d’un petit quelque chose à faire pour aider car Valerian est très avenant envers les autres, il est mature pour son attentes Je ne regarde pas le nombres de mots, ni la fréquence, c'est mon frère, l'évolution peut être en bien ou en mal, juste s'amuser petit mot Adresse toi aux lecteurs qui s’intéressent à ton pré-lien“ I am what I am ! Take It or Leave It all !” Ce qui est modifiable Le prénom j'aimerais bien qu'l ne change pas mais je vous laisse le choix, l'avatar. Suggestion d'avatars Nathan O'TooleLiens Potentiels Je suis sa soeur, je le protège, je le chérie, je pense que nous n'avons peut être pas les mêmes idées sur les de Nix Aquam PrincesseElle est la princesse de notre terre, un respect il faut lui devoir, a voir entre vous pour le Erickson Maître d'arme de LaurelineIl est le chef de la garde royale, a vous de voir pour le lien.✿Althea a codé cette ficheMembre en plomb+ sur moiInformations complémentairesÂge 19Liens
25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 1457 Allegoria de la vanidad, catedral de Calahorra, La Rioja. Photo T. Guinhut. De la révolution du féminin pour un féminisme humaniste. Camille Froidevaux-Metterie, Betty Friedan, Soraya Chemaly, Jeanette Winterson, Heide Goettner-Abendroth. Camille Froidevaux-Metterie La Révolution du féminin, Gallimard, Bibliothèque de sciences humaines, 2015, 384 p, 23,90 €, Folio, 9,70 €.. Betty Friedan La Femme mystifiée, traduit de l’anglais Etats-Unis par Yvette Roudy, Belfond, 2019, 576 p, 22,50 €. Soraya Chemaly Le Pouvoir de la colère des femmes, traduit de l’anglais Etats-Unis par Hélène Collon, Albin Michel, 2019, 370 p, 21,90 €. Jeanette Winterson Les Oranges ne sont pas les seuls fruits, traduit de l’anglais par Kim Trân ; Pourquoi être heureux quand on peut être normal, traduit par Céline Leroy, L’Olivier, 2012, 240 p, 18 € ; 276 p, 21 €. Heide Goettner-Abendroth Les Sociétés matriarcales. Recherches sur les cultures autochtones à travers le monde, traduit de l’anglais Etats-Unis par Camille Chaplain, Des Femmes-Antoinette Fouque, 2019, 600 p, 25 €. Clara Bouveresse Femmes à l’œuvre, femmes à l’épreuve, Eve Arnold, Abigail Heyman, Susan Meiselas, Actes Sud, 2019, 168 p, 35 €. Dans un monde trop résolument machiste, avons-nous remarqué qu’à peu près toutes les allégories sont féminines ? La Liberté, les Vices et Vertus, la Vanité, la Luxure, la Chasteté, la Tempérance ou la Force… Or si les progrès du féminisme sont avérés, ont-ils cependant un avenir, coincé qu’il est entre le rigorisme infamant de l’Islam honorant prétendument les femmes et les tendances virilicides de viragos qui brandissent le drapeau d’un mouvement de libération dévoyé, entre outrecuidance, tyrannie et vanité ? Il est temps de dire qu’il ne faudrait peut-être plus employer le terme féminisme » s’il est la peau retournée du machisme. Aussi l’humanisme, en sa neutralité insexuée, conviendrait bien mieux pour signifier une réelle et respectueuse équité. Il n’en reste pas moins que ce que l’on appelle encore avec dignité le féminisme, produit de belles réflexions et des livres sagaces, jalons de notre humanité[1]. Associant histoire et corporéité, Camille Froidevaux-Metterie, en son essai capital, trace le chemin d’une Révolution du féminin. Toute une histoire du féminisme la précède, de Betty Friedan et sa Femme mystifiée à la colère de Soraya Chemaly, en passant par l’autobiographie de Jeanette Winterson et les témoignages de la photographie. À moins de penser à ces sociétés matriarcales qui ne sont pas un mythe. Le féminisme n’existe pas. Cette affirmation apparemment aussi aberrante que provocatrice ne signifie rien d’autre que la nécessité de concevoir qu’il est un humanisme, en tant qu’il existe déjà dans ce dernier, qu’il n’est ni complet ni essentiel sans la dignité égale de la femme et de l’homme. C’est ce que postule Camille Froidevaux-Metterie, en son essai, clair, roboratif, apaisé. Si La Révolution du féminin est toujours en cours et à parfaire, elle a déjà , depuis un demi-siècle, accomplit une révolution copernicienne, auparavant inimaginable. Pourtant sa généalogie est plus lointaine, entre anthropologie et libéralisme politique. Droit de vote des femmes, accès égal à l’éducation, à des dizaines de professions auparavant à elles fermées, à la représentation entrepreneuriale, militaire, politique, les décennies qui nous séparent de l’immédiat après-guerre, ont marqué une révolution des mentalités et des actes, étonnante et brillante au regard d’une longue Histoire, parmi laquelle la séparation des sphères domestique et politique était celle du féminin et du masculin. Pour incomplet, à parfaire encore, qu’il soit, le tableau est celui, étonnant d’une post-histoire, intrinsèquement libérale. Pourtant la consécration du dessein égalitaire et l’avènement d’une société à la fois neutre et mixte n’ont pas fait disparaître cet invariant anthropologique que constitue la division du genre humain en deux sexes ». Devenir humain n’efface pas la féminité du corps. C’est à cette dimension incarnée de l’existence féminine » que se propose de réfléchir Camille Froidevaux-Metterie. En effet, quel sens revêt pour les femmes l’obligation de devoir vivre dans le monde comme des hommes, tout en continuant de s’éprouver comme des femmes ? » Elle nous dira combien la femme est un individu de droits », qu’il s’agisse de figurer dans la sphère privée intime, autant que dans la sphère sociale et politique. Pour mesurer cette révolution du statut féminin, l’essayiste examine les lointains de l’histoire, depuis les Grecs et Platon, qui fait renaître - oh sort cruel ! - dans un corps de femme ceux qui ont échoué à vivre une vie vertueuse. La République condamne l’épouse et l’enfant au même statut d’objet que le bétail. Ensuite, la définition aristotélicienne du destin domestique féminin traversera les âges »… La Rome patriarcale, accueillant le christianisme, fait de la femme, autant que de l’homme, une créature divine, quoique le patriarcalisme d’amour » de Saint Thomas d’Aquin justifie le chef de famille. C’est avec Locke, au XVIIème, que le libéralisme pense le mariage comme un contrat entre deux égaux », même si le philosophe conserve l’argument de la force » masculine, pour légitimer un substrat inégalitaire enraciné dans la nature ». Hélas, Rousseau consacrera la dépendance féminine, bien qu’elle s’appelle Sophie dans son sexiste Emile… Il faut attendre le timide droit de cité » des femmes de Condorcet, en 1790, la revendication de l’anglaise Mary Wollstonecraft soit la mère de Mary Shelley[2] en faveur du droit de vote des femmes, en 1792, et surtout Olympe de Gouges, dont la Déclaration de droits de la femme et de la citoyenne », de 1791, ne fut guère entendue, pour espérer en un changement. Ainsi, la modernité politique du XIXème continuera à exclure les femmes. Les philosophes libéraux ne vont jusqu’au bout de leur démarche, en n’accordant pas la même liberté à ces dernières, sauf, imparfaitement, John Stuart Mill. Pourtant, il ne faut pas omettre que généalogiquement, le féminisme s’est constitué en dialogue avec la doctrine libérale ». C’est à partir de 1845 que nait le féminisme américain. Seul le XXème siècle verra se succéder droits politiques et fin de l’enfermement au foyer ». Et les années 70 seront à cet égard cruciales, grâce à son rejet de la division sexuée du monde ». Et surtout grâce à la maîtrise de la fécondité Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, une femme peut se rêver un avenir sans enfants et s’imaginer une vie non domestique ». Mais aussi l’homme peut révolutionner sa paternité, en participant aux tâches paternelles. Si l’on est passé de la guenon à la lady », il s’agit d’accéder, à l’instar de l’homme, à la femme libre. Outre la voie libérale, s’ajoutent en ce volume des lectures marxistes, psychanalytiques et radicales du féminisme, toutes voies bien excessives. Car le marxisme phagocyte le féminisme en l’agglomérant à sa mortifère lutte de classe, à sa lutte entêtée contre la mondialisation néolibérale », donc en l’éloignant de ses racines inscrites au cœur du libéralisme. La psychanalyse, elle, s’embourbe dans le manque du pénis ». Enfin, le radicalisme oppose l’homme prédateur à la femme opprimée, voit la grossesse comme une tyrannie de la nature, ce qui est le point de vue outrageux de Simone de Beauvoir, dans Le Deuxième sexe. Ce pourquoi la contraception et la dépénalisation de l’avortement forment le cœur de l’action féministe ». Bientôt le concept de genre », ou de sexe social », permet de déconstruire les stéréotypes, de faire bouger la matrice hétérosexuelle »… Mais que vaut une vie si elle ne transmet pas la vie ? Comme lorsque la génération des femmes sans enfants compte en Allemagne 30% d’entre elles ? Bientôt la science permet la pilule sans règles », le projet d’enfant grâce à la grossesse d’autrui, voire à un prochain utérus artificiel. C’est alors que Camille Froidevaux-Metterie, dans son projet conjoint de fonder la liberté féminine et de réinvestir sa corporéité, passe par le biais bienvenu de quelques pages autobiographiques qui, pour rompre le contrat apparent du strict essai, n’en sont pas moins à son service. Née en 1968, elle accède aux fonctions universitaires elle enseigne la science politique quand elle ressent le désir d’enfant. Être mère d’un garçon et d’une fille est vécu comme une réalisation intime complémentaire de la réalisation professionnelle. La gestation est une générosité », auprès de la transmission du langage et de l’avènement d’un être nouveau et autonome », ce dont nous lui sommes reconnaissants. Au-delà de la hiérarchisation sexuée du vivre ensemble », le défi pour les femmes est bien de s’éprouver comme des sujets incarnés et libres », et reliés aux autres », ne serait-ce qu’en lisant plus que les hommes, en s’investissant plus sur les blogs, en assumant la séduction comme désir de reconnaissance. Car elles sont aussi à la source de la responsabilité du monde meilleur de demain… Si l’on consent de pardonner un léger manque de concision, l’essai de Camille Froidevaux-Metterie vaut autant par ses qualités historiques et politiques, que par ses qualités de modération et d’engagement. En effet, elle n’écrit pas un manifeste, encore moins un pamphlet, mais une réflexion raisonnable et raisonnée, à la fois encyclopédique et discrètement personnelle. Féminisation du monde », grâce à l’être humaine ». Soit. On aurait tort d’y voir, si l’on est de sexe masculin, une menace ; plutôt une universalité, une complémentarité, où chacun a sa façon d’exprimer sa singularité sexuée », parmi le vertige de la liberté d’être soi ». Reste que le retour d’idéologies au machisme surdimensionné et tyrannique, non sans fonctionner comme une réaction d’incompréhension, de peur et de vengeance envers la révolution du féminin dans les sociétés occidentales, est une menace non négligeable. L’Islam, pour ne pas le nommer, quoiqu’il existe un féminisme arabe, quoique les Kurdes viennent de proclamer l’égalité homme-femme au grand dam de leurs ennemis, n’est-il qu’un éphémère archaïsme bestial devant la cause de l’humanité féminine ? Quel avenir pour le féminisme ; donc pour l’humanité ? Si le mot féministe » a pu être une insulte dans des gueules machistes et avinées, il a pris depuis longtemps ses lettres de noblesse, ne serait-ce qu’avec le livre de Betty Friedan 1921-2006, publié dès 1963 outre-Atlantique sous le titre de The feminine Mystique et l’année suivante en France La Femme mystifiée, en un biais du sens cependant révélateur. Bien que traduit par Yvette Roudy, qui allait devenir ministre des droits de la femme sous François Mitterrand, l’essai eut son heure de gloire. Pourtant un peu oublié, et c’est pourquoi le voici justement réédité, il contribuait à changer la vie des femmes. Une bombe au cœur du mythe de la femme au foyer ! Ainsi parut l’essai de Betty Friedan, qui s’appuie sur maints entretiens et une soigneuse enquête. Comme l’auteure elle-même a pu le ressentir, mariée, trois enfants puis divorcée, Madame, épouse et mère, n’est pas aussi comblée que le laisserait accroire la fameuse American Way of Life. Trop souvent elle se révèle frustrée, aussi bien sentimentalement qu’intellectuellement, sans oublier la vie sexuelle, dont le fameux Rapport Hite est l’autre versant, dévoilant en 1976 les pratiques érotiques des Américains et des Américaines. Ne reste à la gent féminine que le secours de l’alcool et autres psychotropes pour s’évader. À moins de se jeter dans la frénésie d’objets de consommation destinée à la ménagère frivole. En outre la jeune fille américaine ne cherche alors plus souvent que le mariage et la procréation pour s’affirmer, comme si la possession de deux seins et d’un utérus lui octroyait une gloire que les hommes ne pourraient jamais connaître, même s’ils travaillent toute leur vie à une œuvre créatrice ». Le foyer est le monde de la femme, le monde est celui de l’homme. Or pour sortir du cercle fermé, mieux vaut faire des études, exercer un métier, se marier plus tard, et concurrencer la sphère masculine sur son terrain, sans oublier une intelligence qui n’aura plus à refuser l’amour pour s’épanouir ». Ou encore Le dépassement du moi, dans l’orgasme ou la création, ne peut être atteint que par un être qui s’est pleinement réalisé, un être mûr et achevé ». N’oublions pas à cet égard que plusieurs facteurs expliquent cette évolution des mentalités vers plus de liberté féminine, l’espacement des naissances et bientôt la contraception, la généralisation de l’électro-ménager donc le capitalisme et la formation intellectuelle des jeunes femmes. Polémique, notre essayiste déplore l’imagerie de la ménagère comblée », le solipsisme sexuel de Sigmund Freud » enclin à l’infériorité de la femme, l’éducation liée au sexe autant que les obsédées du sexe », tout ce qui conduit à une déshumanisation. En conséquence, la sagesse de Betty Friedan la pousse à militer pour une réelle égalité des sexes en particulier salariale, pour le droit à l’avortement, mais sans cautionner les dérives qui conduisent à une hostilité à l’égard des hommes ». Ce serait alors le retour du péché capital de la colère, cependant préconisé par Soraya Chemaly, dans son essai rageur paru en 2018 aux Etats-Unis Le Pouvoir de la colère des femmes. Cependant la polémiste dénonce avec raison le cliché misogyne selon lequel un homme en colère a du caractère, quand une femme est qualifiée d’hystérique, sachant que ce dernier mot vient de l’utérus grec. Sans compter un autre cliché, celui de la femme noire hargneuse »… N’y a-t-il pas en effet de quoi être saisi d’une vive colère lorsque vous faites partie des millions de personnes qui ont été maltraitées dans votre enfance ou ont subi des violences sexuelles à l’âge adulte » ? Il suffit de sextos » bien sûr envoyés par les garçons sans consentement d’autrui, de porn revenge », d’exhibitions sexuelles machistes, de constater le désintérêt pour les symptômes féminins dans le milieu médical, de pointer l’inégale répartition des tâches ménagères et culinaires quoique, notons-le, cela puisse être un féminin bastion de pouvoir, le manque de toilettes publiques adéquates, la pléthore de viols et la dépréciation a priori des femmes scientifiques, d’observer le regard sociétal sur la grossesse et la dépression post-partum, les souffrances gynécologiques qui empêchent longtemps une sexualité sereine, sans compter l’éventuel divorce qui afflige la condition affective et économique, pour comprendre combien la condition féminine mérite mieux que de la pitié. En outre la position anti-avortement de trop religieux acteurs, voire activistes tyranniques et violents, peut entraîner une sujétion, un sacrifice de la femme, par exemple lorsque dans un hôpital catholique de Phoenix Sœur McBride autorisa un avortement pour sauver la mère, ce qui leur valu d’être excommuniées par l'église locale ! Cependant, tant la colère rentrée, que celle qui s’épuise envers autrui sont contre-productives, dévastatrices, si l’on ne les verbalise pas. Si la colère, que l’on ne confondra pas avec la haine, est un instrument de pouvoir », il n’est pas sûr que la femme s’autorisant de son investiture, y gagne en dignité et en noblesse. Ne vaut-il pas mieux la pugnacité, réorienter [sa] colère de manière à aider les gens », être efficace et rationnelle au service d’une dignité humaniste, qui transcende les sexes ? Riche d’anecdotes, personnelles et recueillies parmi la société américaine, de faits scientifiques souvent ignorées, de réflexions le plus souvent pertinentes, d’indignations ardentes, l’essai mérite son succès outre-Atlantique et, cela reste à souhaiter, dans l’hexagone. Journaliste engagée, Soraya Chemaly s’intéresse à la distribution des genres dans les médias, la politique, la culture et même la religion. Directrice du Women Media Speech Project », elle milite avec vigueur en faveur de l’engagement social et politique des femmes. Rien que de très honorable, quoique le syndrome anti-Trump ne l’ait pas épargnée. Certes l’amitié du Président des Etats-Unis à l’égard du droit à l’avortement est sujette à caution, mais c’est bafouer les millions de chômeurs et de chômeuses qui ont acquis leur indépendance grâce aux vertigineuses créations d’emplois le taux de chômage étant aujourd’hui descendu à 3,4 %, et les femmes de son gouvernement, que de méconnaître ses qualités[3]. Reste que Soraya Chemaly a été entendue dans la mesure où de nombreuses femmes font preuve de pugnacité, que ce soit dans le domaine économique, scientifique, intellectuel ou politique, quoique la limite de la chose, mais à l’égal de l’homme, soit la justesse de l’engagement, ce qui n’est pas toujours avéré… Une enfance éprouvante est à la source de l’autobiographie féministe de Jeanette Winterson. Ce fut dans Les Oranges ne sont pas les seuls fruits, qu’en un roman autobiographique construit selon les livres de la Bible, elle narra sa vie familiale et sa formation entravée, entre religiosité étriquée et pauvreté obligée, dans les années soixante, parmi l’Angleterre industrielle. Sa mère pentecôtiste est un dragon de haine, interdisant, hors la Bible révérée, les livres, le sexe et le diable… Alors, on cache ses lectures, on rêve de légendes arthuriennes. Difficile, dans cette atmosphère, de déployer sa personnalité, surtout lorsque l’on ressent des émotions lesbiennes. Il ne restera qu’à fuir l’affreux foyer maternel… Quoiqu’impressionnant, ce roman, qui fut le premier succès de l’auteur en 1985, devient presque superflu, en découvrant le bien plus récent Pourquoi être heureux quand on peut être normal ? Cette autobiographie embrasse en effet toute la carrière intime et publique de Jeanette Winterson, malgré les vastes ellipses temporelles assumées. Ces mémoires d’une jeune fille venue du prolétariat de Manchester et corsetée par son milieu, deviennent un vade-mecum du féminisme. Elle se crée une bibliothèque intérieure », et, en dépit des violences subies, elle parvient à aimer les femmes sans se sentir coupable ni ridicule ». Puisque adoptée, elle part à la recherche de sa mère naturelle, que la pauvreté, l’excessive jeunesse, l’absence de contraception, les préjugés, poussèrent à abandonner son bébé. Ce qui nous vaut une belle réconciliation. Outre ses romans passablement baroques et ses essais féministes, notre autobiographe, dans la tradition de Simone de Beauvoir et de Virginia Woolf, sait jouer à la fois de rigueur intellectuelle et de fantaisie narrative dans son trajet utérus-tombeau d’une vie intéressante ». Il reste à souhaiter que nos sociétés deviennent nettement moins patriarcales, a fortiori infiniment moins machistes. Ne serait-ce qu’en sachant que le patriarcalisme n’est en rien une norme absolue, moins anthropologique qu’arbitraire. En témoigne le livre, que dis-je, la somme passionnante et fourmillante, d’Heide Goettner-Abendroth Les Sociétés matriarcales. Recherches sur les cultures autochtones à travers le monde, originellement publié outre-Atlantique en 1990, et qui a mis trente années à nous parvenir. Il existe bien des sociétés, anciennes ou encore d’aujourd’hui, où les pouvoirs, qu’ils soient religieux, politiques ou économiques, sont détenus par la gente féminine, au-delà de nos traditions occidentales. Or, s’est indignée notre ethnologue, elles ont trop rarement été étudiées, voire occultées, au point qu’elle crut bon de fonder en 1986 l’Académie internationale HAGIA au service des recherches sur le matriarcat. Et, contrairement à ce que l’on aurait tendance à imaginer, il ne s’agit guère de remplacer une domination par une autre les sociétés matriarcales sont des sociétés de réelle égalité entre les sexes ». Un insolite tour du monde parcourt une vingtaine de peuples en autant de chapitres, des Khasi d'Inde aux Newar du Népal, des Kuna colombiens aux Mosuo chinois auprès desquels elle a vécu, en passant par les Juchitan mexicains, les Ashanto africains, les Iroquois d’Amérique du Nord et quelques Touaregs. C’est d’abord la capacité d’enfantement qui est infiniment respectée. Si l’égalité politique est patente, l’on reste néanmoins assez conforme aux usages du monde comme le soulignait Alain Testart[4], aux femmes revient l’agriculture, aux hommes la pêche et la chasse. Ce sont de petites communautés, autonomes et sans propriété privée, où l’on n’est pas censé gouverner au moyen de la violence. Mais, pour rester méfiant devant l’enthousiasme engagé de l’essayiste, loin de les idéaliser, de célébrer une utopie à calquer sur notre présent, même si leur gestion des conflits est fondée par la négociation, il est à craindre que la liberté individuelle y soit fort réduite. Cela dit, ne vaudrait-il pas mieux que les distinctions patriarcales et matriarcales s’effacent pour laisser place à l’humanisme… Joignons aux mots les images. Clara Bouveresse présente Femmes à l’œuvre, femmes à l’épreuve, soit un triptyque de photographes américaines Eve Arnold, Abigail Heyman, Susan Meiselas. Il ne s’agit guère de faire l’éloge de la beauté féminine comme l’artiste aime traditionnellement le faire, mais de reportages sur des pans de la condition féminine peu radiographiés. Les clichés, presque toujours en noir et blanc, sont poignants et courageux. Abigail Heyman trace en 1974 un journal intime du devenir femme » où les scènes réalistes sont accompagnées de commentaires manuscrits afférents au conditionnement des sexes. En 1976, Eve Arnold travaille à la femme non-retouchée ». Ce ne sont plus de somptueuses mannequins, mais, de Marilyn Monroe à des anonymes, une factrice, une policière, ou un visage affirmatif Black is beautiful ». Avec Strip-tease forain, Susan Meiselas, évite en ces tranches de vie à la fois le misérabilisme, le voyeurisme et la séduction, ce qui n’empêche en rien une esthétique sculpturale. L’on s’intéresse aux tâches ménagères, au maquillage, au corps faisant l’amour, divorçant, accouchant, voire avortant, dans une perspective résolument veinée de militantisme. Une dame en bigoudis balayant auprès de la statue d’Athéna pourrait être l’allégorie de ce livre… L’un des nombreux charmes de ce volume, quoique ces charmes soient parfois volontairement et justement rugueux, est de présenter des pages ouvertes de magazines, de livres, telles que les ont voulues les créatrices. Comme quoi, une fois de plus, elles ne sont pas seulement créatrices d’enfants ; mais de regard et d’art, d’humanité au sens le plus large, voire espérons-le, le meilleur. Là encore, l’indépendance, la liberté, est bien celle de l’humanisme dont nous avons besoin. L’homme serait encore plus homme si la femme était partout l’équivalente de ce qu’elles ont gagnées dans les sociétés occidentales, même s’il reste de réels progrès à faire. Ce n’est pas pécher par européanocentrisme que de prôner la liberté et l’humanisme au service de tous, l’accord grammatical féminin étant ici superflu. Voilà bien un universalisme qui n’a rien de relativiste, ni d’oppressif… Thierry Guinhut Une vie d'écriture et de photographie Ainsa, Alto Aragon. Photo T. Guinhut.
soraya les princes de l amour tristan